07/02/2008

L'administration.


Un déménagement comporte un tas de démarches qu'on aurait dû... et qu'on a pas...
J'étais passé à l'administration communale, j'avais obtenu une carte d'identité provisoire ou plutôt payé sept euros cinquante pour un morceau de papier paré du timbre de la délivrance. Un représentant de la police était passé, m'avait demandé pléthore de renseignements, avait visé mon papelard et avait conclu :
- Monsieur Dupont, vous attendez trois semaines et vous retournez à la commune pour obtenir votre carte d'identité définitive. Vous m'avez compris ?
Me prend pour un demeuré, cet abruti !
- Et pour le stationnement ? Je suis en zone bleue.
- Quand vous retournerez, vous demanderez aussi  une carte de riverain.
- Oui mais... en attendant ?
- Ne craignez rien. Votre véhicule sera noté comme suspect mais il existe un délai d'attente avant les premières sanctions. Je synthèse (nouveau, ça !) : vous retournez avec le papier provisoire que j'ai visé, votre ancienne carte d'identité et une photo récente. C'est tout. Vous m'avez compris ?
"Vous m'avez compris". Il a un toc, mon poulet !
- Si vous le dites...
Vendredi passé : amende pour stationnement illicite. M... Sont pas encore au courant. Je demanderai à la commune ce que je dois en faire de ce papillon. Je colle un papier de mon cru sur le pare-brise avec mon nom et mon adresse.
Lundi : itou. Didju, sont bornés ou quoi ?
Mardi : pourquoi s'arrêter ? Cela fait trois. Sont illettrés, pas possible ça !
Mercredi matin, à la première heure, je fonce à l'administration, prends un ticket "etat civil" d'attente et m'assois face à une TV où apparaissent les numéros d'appel. Neuf heures et demie. Bingo, mon numéro pour le bureau C.
- C'est pour quoi ?
Pfft ! Je suis tombé sur une mal baisée. Ma veine habituelle.
- Bonjour. C'est pour ma nouvelle carte d'identité.
- Z'avez...?
- Oui. Voilà le tout.
- Quinze euros.
- Mais j'ai déjà payé...
- Quinze euros !
- Je puis régler ce montant par bancontact ? Non ! Vous n'êtes pas une banque. Je peux toujours revenir ? Ah, attendez...
Une chance. Il me reste seize euros en poche. Sauvé. La préposée me colle un timbre sur mon ancienne carte d'identité et me la rend. Mais pourquoi n'ont-ils pas fait cela la première fois ? Il vaut mieux ne rien suggérer : les voies de l'administration et le langage administratif sont... Jules, ne t'énerve pas ! Bref, les dialogues ont été vachement instructifs et... à sens unique : angélique euphémisme.
- Pouvez disposer. On vous convoquera par courrier. Justine, appelle-moi le suivant... Celui-là, je l'ai assez vu. J'te jure...!
- Oui, mais il me faudrait aussi une carte de riverain pour ma voiture.
- Ce n'est pas chez moi. Allez vous asseoir. On vous appellera avec le même numéro.
Pendant une heure, assis sagement sur mon siège, je vois défiler un nombre impressionnant d'individus. Z'ont tous décidé de déménager en même temps que moi ! Onze heures. Je commence à avoir mal aux fesses. J'observe d'un oeil hagard une femme crier derrière son bureau.
- Alors, le deux cent cinq ? Il est parti ? Hé vous ? Oui, vous ! Votre numéro ? Vous pressez pas surtout...
Oups, c'est moi qu'on appelle. La voisine de la mal baisée ! Elles causent entre elles. Houlala, mauvais pour mon matricule...
- Bonjour Madame.
- Mademoiselle ! Votre carte grise ?
- Dans la voiture. Elle n'est pas loin. Je vais la chercher.
- La carte me suffira. Allez-y. Dépêchez-vous, il est presque midi. Onze heures dix exactement. Je ne veux pas rater mon heure de table à cause de vous.
Je pique un sprint et revient la langue traînant par terre.
- C'est celle-là ? Etrange, elle est rose. elle était peut-être grise au départ...
- Je m'en fous ! Vingt euros.
- C'est que... je ne les ai pas. Puis-je payer à la réception ?
L'employée regarde sa voisine qui hausse les épaules et lui fait signe d'accepter.
- La prochaine fois... Bien, vous serez convoqué. Je vous fais une carte provisoire.
- J'ai trois amendes. Qu'est-ce que j'en fais ?
- Vous les payez.
- Mais je suis riverain.
- Il fallait nous demander une carte provisoire.
- Mais on ne me l'a pas dit. La police...
- N'a rien à y voir. Vous ne l'avez pas demandé, c'est tout. Et n'oubliez pas de revenir... avec vingt euros en liquide.
L'accueil chaleureux  réservé aux nouveaux habitants par cette bonne vieille ville de... restera à jamais gravé dans ma mémoire.

10:35 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

02/02/2008

Le doute !

 

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M'enfin !
Juules ?! J'ai un problèème !!!

21:27 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

30/01/2008

Il y a du monde...


Ne confiez jamais la clé de votre appartement à un membre de votre famille. A un ami sûr à la rigueur. Bref, ce conseil avisé, je ne le suis que depuis...
Le mercredi est une journée stratégique. L'après-midi, il n'y a pas école. J'ai choisi cette période pour faire quelques courses au centre commercial. Il fallait profiter autant que faire se peut des dernières soldes. Vers seize heures, j'avais acheté un beau pull, des paires de chaussettes, des pantoufles, des slips, chemisettes... Ma réserve était renouvelée jusqu'à l'année prochaine. J'étais content, à part la couleur des slips "caca d'oie". Mais c'était ça ou rien. Z'avaient dû récupérer un stock de l'armée...
Personne ne m'attendait.et j'en profitai pour me balader dans les galeries en quête d'une éventuelle bonne affaire. Puis, vers dix-sept heures, fatigué, je m'installai à une table d'un café et devant un lait russe fumant, je rêvai aux futures vacances et voyages que je ne ferais sans doute jamais. C'est alors que mon GSM se mit à vibrer :
- Allo oui. Bonjour Monsieur. Locataire du premier... Il y a beaucoup de bruit chez moi ? Vous avez été voir... Une bande de jeunes. La police ? Je rentre à l'instant.
Il entend des voix ce type ! A moins que... Delphine, ma petite-fille !
J'arrive à l'appartement. Deux "fliquettes" m'attendent.
- Bonjour Monsieur... Dupont. Vous êtes domicilié ici ?
- Ben oui. Entrez... C'est ouvert, paraît-il !
- Suite à une plainte pour tapage diurne, nous sommes venus constater. Mais les oiseaux s'étaient déjà envolés. Il n'y a pas eu effraction. Remarquez-vous des objets disparus ? Vérifiez.
- Non, à part le désordre, des tables et chaises déplacées, je ne distingue pas...
- A l'évidence, quelqu'un possède vos clefs. Vous ne percevez pas qui aurait pu ? Portez-vous plainte ?
- Non, pourquoi et contre qui ?
- Bien. Vous serez convoqué au commissariat pour la signature du procès verbal. Nous vous conseillons de persuader votre voisin de retirer sa plainte. Cela vous évitera des poursuites...
- Mais je n'étais pas là !
- Vous savez, nous... on fait notre boulot.
Didju, Delphine ! Je vais te la coller au mur. Je grimpe dans ma totoche et direction Brunehaut [1]. Ils vont m'entendre !
- Papa, qu'est-ce que tu viens faire ? Delphine ? Elle travaille dans sa chambre. Il est arrivé quelque chose ? Souhaites-tu que je l'appelle ?
- Naon. Où sont mes clés ?
- Ici, dans le tiroir. Mais qu'est-ce qu'il se passe ? Tu as un problème ?
- Naon. Jamais de problèmes ! Au revoir.
La chipie ! Elle a fait faire des doubles des clés. Milliardidju, je servais déjà de boîte à lettres. Maintenant, si ça se trouve, toute l'école entre chez moi sans frapper !


[1] Brunehaut : banlieue de Tournai.
 

09:28 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

25/01/2008

Mamelles du pouvoir


L'homme n'est pas un manipulateur. Ou rarement. Par contre, il est joueur. Mais en situation extrême, le quidam le plus doux ou le plus con (c'est la même chose) peut se révéler impitoyable et dangereux pour la vie des autres et la sienne propre. Tuer physiquement ou moralement est odieusement facile et pour un grand nombre d'individus pleutres ou ignares, il constitue un acte digne de respect. La réputation acquise aidant, le fétichisme des masses appelle le pouvoir et l'argent.
Le revers de la  médaille : on vous envie déjà et vous créez de l'ombre aux pontes en place qui comme vous, ont acquis considération et puissance par la génération précédente. Bref, vous vous faites de solides ennemis à l'affût du moindre faux pas.
Et c'est alors qu'intervient La Femme ! Non, trois femmes ! Qui vous permettront de vaincre vos ennemis et vous méfier de vos amis.
La première vous aime. Elle vous soutient dans vos pérégrinations hasardeuses. Que ne ferait-elle pour vous ? Vous êtes son dieu. Mais elle manque d'envergure. Ce n'est pas une femme de pouvoir. Elle n'est pas intéressée. Seul votre bonheur compte... Le reste, elle n'y comprend rien. Vous êtes son maître incontesté.
La deuxième est une femme orgueilleuse et ambitieuse. Elle largue la première qui ne fait pas le poids. Elle vous apporte en sus ce qu'il vous manque : le patrimoine d'appoint qu'elle espère récupérer au centuple. Elle vous lance dans la vie et dans le monde. Les bons comptes faisant les bons amants, elle surveille ses intérêts. Vous ne faites plus rien sans son assentiment. Elle vous a solidement enchaîné...
Mais cela ne dure qu'un temps. Quand le vent tourne, vous la voyez se faire rare à vos côtés et fréquenter vos pires challengers, ceux qui attendent patiemment le plongeon final. Ce qui vous arrive fatalement : les jeunes loups se sont fait les dents. Ils désirent cette fois un combat digne d'eux. Et que le "meilleur" gagne ! Avachi, malade, dépassé, vous cédez la place et perdez la femme qui vous a permis votre fulgurante ascension. Ne vous en faites pas pour elle : elle remet cela ! L'habitude et l'appât du gain la rendent invincible malgré ses appas fatigués.
La troisième et dernière ne vous demande rien si ce n'est quelqu'attention. Elle est là, elle attend ne sait plus quoi et la solitude la ronge. Et vous, vous vous trouvez au même endroit au même moment, perdu, esseulé, dégoûté, vieilli. La proie est facile.
Laissez-la faire ! Elle s'occupera de vous donner ce bonheur simple que vous avez une première fois sousestimé et ignominieusement sali.

23:00 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

21/01/2008

Chasteté.


Etre séparé ? Cela n'a rien d'exceptionnel. Chacun vit de son côté et assume ses propres emmerdes. Quoi d'anormal ? Et les autres, ceux qui observent l'évolution de votre nouvelle vie, de votre liberté retrouvée, de vos difficultés, de vos aspirations, de vos nouvelles fréquentations...  de quoi se mêlent-ils, milliardidju ?
- Tiens Delphine, quel emmouscaillement t'amène. Je te présente Fabienne...une amie. Non, tu ne la connais pas...Fabienne, Delphine... Delphine, Fabienne. Voilà, c'est fait.
Oups ! On pourrait m'avertir quand on vient chez moi ! Delphine détaille avec foultitude de mines l'anatomie voilée de ma visiteuse. Affectée, la chipie :
- Bonjour, Madame. Vous allez prendre. froid. Il ne fait pas torride dehors, vous savez.
- Ecoute Delphine, si Fabienne est habillée ainsi c'est parce que... Heu... sa douche est en panne : une grosse fuite. Oui, c'est ma sortie de bain. Et alors...?
- Ben... Maman te demande si tu n'as besoin de rien de particulier. Pourquoi me fusilles-tu du regard ? Je te dérange ? Qu'est-ce que je lui dis, moi ?
- Tu lui dis "nada." Au revoir Delphine !
- Mais je viens d'arriver...
- M'en fous.
Pfft ! Elle est partie contrariée, ma petite-fille. N'ont qu'à pas me l'envoyer à l'improviste. Connaissant ma Delphine, elle va aller raconter que j'héberge une femme nue chez moi, le téléphone arabe fera le reste. Ce qui donnera dans peu de temps : "notre père est devenu fou. Il entretient des femmes légères. Elles se promènent à poil dans son appartement et lui empruntent ses vêtements. Notre Pépé se lance dans la prostitution. Oui, Madame, à son âge ! Un véritable harem, sa demeure, paraît-il. Et que vont imaginer ses voisins ? Nous ne pouvons le laisser se détruire. Si cela se sait... Mon Dieu, qu'allons-nous faire ?"
Derrière mon dos, la famille éplorée explore, cherche, étudie, examine, délibère des solutions possibles.
Quelques jours plus tard...
Ding, dong. Qui c'est ? Encore une emmerdeuse...
- Bonjour. Qu'est-ce que vous voulez ? Me parler ? De quoi ? Qui êtes-vous ? Assistante sociale ? Aucun problème, moi. Ah, vous devez faire un rapport. C'est un sondage ?
- Puis-je entrer, Monsieur Dupont ?
- Oui, mais c'est un bordel chez moi. Ne faites pas attention...
- C'est une démarche officieuse à la demande de votre beau-fils. C'est un ami... Il s'inquiète de votre santé. Alors... il m'a demandé de vérifier si tout va bien et si vous n'avez besoin de rien.
- Z'avez de drôles de fréquentations, vous. Non, Madame, je me porte bien physiquement et mentalement. Ça vous con...vient ? Et vous ? Besoin de quelque chose ? Un peu d'exercice, peut-être ? Un extra vite fait ne vous inspire pas ? C'est le moment : suis dans une forme olympique, aujourd'hui. Vous partez déjà ? D'autres personnes à voir. Dites donc, vous ne vous embêtez pas... Mais pourquoi sortez-vous en courant ? Pas si vite... Attention à la... la maarche !

17:40 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

18/01/2008

Etats d'âme.


Je pressens ce que vous allez spéculer : ce quidam, il ne respire pas l'optimisme. Vous aurez, ma foi, raison. Mais la vie est ainsi faite : des hauts et des bas, ce qui vous rend euphorique ou dépressif. Oui, ces derniers temps, je suis à marée basse. Pfft, la faute aux femmes, tout ça ! Ma mère me disait : "les femmes... les femmes ! Tu n'y comprendras jamais rien, mon pauvre Jules". Quand j'observais mon père à l'époque... il devait certainement avoir un problème similaire. Les pauvres ! Depuis quelques années déjà, ils ne se posent plus la question. Bref, je me vois néanmoins obligé de reconnaître qu'effectivement...
A part de ne pas cogiter comme moi, il est vrai qu'aux femmes, je leur reproche tout et rien de particulier. Mais d'abord, pensent-elles ? That's the question. N'insistons pas : terrain glissant !
Pour sortir de cet état d'âme déplorable, j'ai ma méthode : je me moque de tout, raille n'importe qui, dénigre n'importe quoi. Cela occupe et parfois soulage l'esprit. Que Dieu me pardonne, j'ai une prédilection pour les opinions, comportements, agissements de la gent féminine. Sans doute par fainéantise. Dans cette sphère acide, il ne faut pas chercher les baroqueries : elles sautent aux yeux !
Alors, au hasard des rencontres, voici les questions les plus fréquentes auxquelles j'ai eu à répondre... ou pas. La question liminaire à laquelle vous ne couperez jamais :
- Qu'est-ce que vous faites dans la vie ?
Elles vous la poseront toujours. C'est vachement important pour elles. Si vous avez la malchance d'être sans emploi à ce moment, que vont-elles chanter aux copines ? Et les copines, que vont-elles en penser ? Vont rigoler, c'est sûr. La honte ! Toutes vos qualités éventuelles passent à la trappe. Vous n'êtes pas digne d'intérêt.
Alors, Messieurs, si une nana vous accroche à votre corps défendant et aborde le sujet, vous savez que répondre...
- Rien. Je m'emmerde... tu m'emmerdes... vous m'emmerdez...
Autre question :
- Aimez-vous les enfants ?
Deux possibilités. Elle en voudrait ou non. Elle en a déjà et tente de faire passer... la ou les dragée(s).
Tout dépend de votre attirance pour votre future (?) amante. Ne vous leurrez pas. Cette demande innocente masque... les joies du mariage. Pas question d'avoir un enfant hors mariage. Faut pas rêver ! Certains y parviennent. Ils ne sont pas légions.
De toute façon, votre réponse sera bien ou mal reçue suivant les capacités de la prétendue... ou les vôtres : vous avez une chance sur deux.
Ne répondez surtout pas "cela dépend..." sauf si vous envisagez une rupture à court terme.
Excepté coup de foudre, votre bien-aimée finira invariablement par vous annoncer béatement :
- Il faut tout de même que j'en parle à Maman....
Un conseil d'ami : disparaissez. Changez de nom, de domicile, de région ! Suicidez-vous... Que sais-je ?

17:37 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

16/01/2008

Clubs de rencontre.


Les clubs de rencontre par contact direct ou par internet ? En dire du bien, en dire du mal ? Non. Chacun trouve son bien-être où et comme il peut. Il n'y a pas de chemins interdits.
Par curiosité... enfin presque, je me suis inscrit dans un club de rencontre sur internet. Au début, je croulais sous un tas de demandes de contact, de mails, d'éventuels rendez-vous... Oui, parmi vous Mesdames, il y des rapides : elles ont peut-être peur qu'on leur pique leur dernière trouvaille. Bref, je m'attendais à la faune habituelle : des délaissées par un compagnon volage, des déprimées par une rupture inattendue, des ménopausées, des caractérielles, des chasseresses impénitentes... Ajoutons les professionnelles de l'amour, pressées et empressées, facilement repérables. Bref, des gens qui, comme moi, cherchaient une âme soeur et plus... si affinités. Avec le temps qui passe, le délire du départ est retombé. Normal...
Ce genre de personnes, je l'ai trouvé mais ai aussi rencontré des personnes, paumées sur le moment par un accident de la vie, qui méritaient attention et suivi.
Je suis toujours en relation avec une dame d'octante ans bien sonnés, effacée et discrète, dont la culture et l'érudition me sidèrent. Un contact hasardeux, une erreur de manipulation m'a conduit à converser avec elle. Je ne le regrette pas. Elle m'en apprend tous les jours.
Oui, mais l'âme soeur, le miracle, la compagne idéale, en un mot l'amour, l'ai-je trouvé ? Je ne sais pas. Je l'ai cru quelques fois. Mais les déceptions en ce domaine sont à la hauteur des espérances. Si vous êtes élitiste, vos chances sont minces. Si vous êtes laxiste, vous serez déçu ou grugé. Comme dans tout, pointez le juste milieu : une gageure !
Et puis, il y a celles qui vous ont repéré, vous suivent discrètement, attendent, espèrent un signe. Elles y croient, elles vous veulent mais comment s'y prendre quand on est femme et timide de surcroît. Et vous, leur idéal, ne décelez pas leur angoisse de vous perdre avant même de vous avoir possédé. Elles se persuadent que vous n'avez aucun intérêt pour elles, elles s'imaginent inexistantes à vos yeux. Cependant, elles gardent furtivement le contact malgré tout. Vous ne trouverez pas immédiatement, parmi ces dernières, la soeur, l'amante, la confidente que vous recherchez mais c'est dans cette catégorie de femmes que résidera votre bonheur. Soyez patient et attentif. Ne le laissez pas s'échapper.
Si un jour vous vous lancez dans une telle aventure, dites-vous simplement : "prudence et vigilance, mon vieux ; tu joues avec le bonheur des autres et certains s'amuseront peut-être du tien ! Le jeu de l'amour est cruel."

07:03 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |