05/05/2008

Une vie, déjà...


Le printemps est là. Les jours rallongent, le soleil s'échauffe, l'humidité s'évapore. La nature se réveille avec ses pâquerettes, son muguet, ses fraises et framboises. Les arbres reverdissent, les carpes des étangs retrouvent leurs sauts, les taupes des jardins creusent, les chats mettent bas...
- Chéri, tu m'aimes ?
- Ecoute, mon amour ! Tu ne vas pas me poser la même question toutes les cinq minutes ?
- Non, mais m'aimes-tu vraiment ? Jules, dis-le moi encore. Et puis, prouve-le moi....
En vérité, tout va bien dans la maisonnée. La vie s'organise. Les amours aussi.
L'été est là. La canicule et les orages. Des hauts et des bas. Des vagissements, des piaillements, des cris se répondent aux quatre coins de la demeure. Il y a du monde... Faire attention où l'on marche et à ce qu'on dit. Les murs ont des oreilles et les voisins font leur boulot : ils observent.
- Chéri, tu m'aimes toujours ?
- Hmm ? Ah, oui. Forcément, Julie. Quelle question !
- Jules, tu es sûr ? J'ai parfois l'impression... Oui,.tu m'as fait trois beaux enfants, mais...
Le train-train des habitudes. La spontanéité a disparu mais la solidité des sentiments l'a remplacée efficacement. Bref, tout roule... sur les cahots de l'existence.
L'automne est là. Et ses premières froidures, ses pluies glacées, son vent puissant. Les jours raccourcissent et le soleil se fait rare. La belle vie s'estompe en souvenirs plus ou moins heureux. Les enfants prennent leur envol, les uns après les  autres. Les heurts de générations ne manquent pas. Jules n'est pas souvent à la maison et Julie se rend souvent chez son coiffeur.
- Jules, tu m'aimes encore ? Pourquoi restes-tu avec moi ? Je sais que tu as quelqu'un.
- Mais non. Tu te fais des idées. Tu ne vas pas me faire une scène de jalousie, tt de même ?
- Oui, des idées qui ont pour prénom Monique... entre autre. Je te signale qu'elle perd ses cheveux... Et son rouge à lèvre est de mauvaise qualité.
L'hiver est là. Un tapis de feuilles mortes, de branches arrachées. Parfois, tout se couvre de blanc, il gèle à pierre fendre. La nature compte ses pertes et profits. Les animaux et les hommes souffrent sous le blizzard. Tenir est la seule consigne.
- Jules, Tu m'aimes vraiment ? Oui, je le sais. Après quarante ans de mariage. Je t'ai toujours été fidèle, tu sais. Tu ne regrettes pas ?
- Mais non. Les difficultés n'ont pas manqué mais nous voilà vieux et toujours ensemble.
- Malgré quelques coups de canif dans notre contrat, tu as été un bon mari, c'est vrai. Je ne regrette rien non plus.
Et voilà. Ce que vous mettrez en balance, chacun, à la fin tant redoutée du tour de manège, du cycle de votre vie.
Et comme toujours, Jules paniquera  devant le déséquilibre de la balance. Si c'était à recommencer... trop tard.
Et comme toujours, Julie, son épouse, qui partagea ses joies et peines et aussi ses erreurs, tentera de tricher, par habitude, niera l'évidence.
Mais avec Lui, c'est bigrement plus difficile !

16:16 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

01/05/2008

Le 1er mai.


Elle m'avait
donné rendez-vous à la gare, à huit heures du matin. Nous devions partir en week-end ce jeudi à La Roche-en-Ardenne et y faire le pont le long de l'Ourthe. Tout était réservé : je m'en étais occupé personnellement. Pourquoi la gare ? Nous y allions en voiture... Pourquoi si tôt ? Parce que l'avenir est aux gens qui se lèvent tôt, même quand ils sont en vacances, m'avait-elle rétorqué. Si elle le dit... Pourquoi pleuvait-il des cordes cette semaine et que cela n'avait pas l'air de s'arranger ? Je n'avais pas compris sa réponse mais à voir ses yeux... j'avais intérêt à la mettre en veilleuse. Sinon, notre week-end en amoureux, je pouvais me le...
Milliardidju, huit heures et demie. Saloperie de réveil ! Il n'a pas sonné. Si... je me suis rendormi. Vite... téléphoner.
- Oui, ma chérie... Oui, je suis en retard... Oui, c'est honteux... Oui, tout de suite...
C'est à ce moment, assis sur votre lit, le mobile à l'oreille et le réveil à la main, les yeux embués de sommeil, les jambes molles, les lèvres sèches, que vous mesurez l'étendue de votre connerie. Vous avez une envie folle d'embrasser votre fidèle oreiller, de dormir encore, d'oublier, de tout oublier.
- J'arrive, Françoise. Le temps de m'habiller quand même. Oui, un quart d'heure... Ne t'énerve pas... Mais oui, c'est ma faute... C'est ça, à tantôt.
Qu'est-ce que je vais prendre ? Il commence bien, ce week-end en amoureux dans les Ardennes. J'imagine le topo : elle va me faire la g... pendant les quatre jours et il va pleuvoir des seaux pendant la même période, de quoi nous empêcher de sortir nous balader. Pas de trêve possible : le lit, encore le lit. De plus, elle n'aime ni le sanglier, ni les cochonnailles. Elle se carapate en Ardennes pour s'envoyer des moules peut-être ? Je n'ai vraiment pas envie d'y aller... "Allez Jules, tu ne vas pas te dégonfler face à une petite difficulté ?" Petite ? Satan, ferme-la. Tu ne la connais pas, la Françoise ! Ah, si ? Où est-il, mon ange gardien ? S'est cassé, celui-là ! A pris ses congés contractuels. Ben, voyons...
Neuf heures et quart. J'arrive à la gare où je n'ai rien à y faire. Personne. Pas vrai, serait-elle rentrée chez elle ? Elle aurait pu me l'annoncer au téléphone. Je ne me serais pas déplacé pour des cacahuètes...
- Enfin Jules, te voilà !
- Oups, je ne t'avais pas repéré, ma chérie. Suis là malgré tout, tu vois ?
- Je constate ! Bien, j'ai réfléchi. Par un temps pareil, les Ardennes... Nous allons à la mer.
- Quoi ? Mais Françoise, j'ai versé des arrhes à l'hôtel "Les Ardennes", moi..
- Ce que tu peux être radin ! On va à la mer, un point c'est tout. Dépose ta charrette quelque part. On y part en train.
- Les parkings sont pleins. Sont tous partis "fêter" le premier mai à Bruxelles. Il n'y a pas un endroit à trouver.
- Là, une place, devant la porte de ce chantier.
- Mais...
- Pinaille pas. Ils ne vont pas travailler un vendredi deux mai tout de même.
Ainsi, nous avons couché quatre jours enfermés dans une chambre à deux lits à l'hôtel "Strandbad" à Oostende où j'ai pu relever que j'étais allergique aux morues et aux thons. Au retour, le lundi matin, j'ai été chercher ma chignole à la fourrière. Bref, vu le coût total du trip, je suis aussi, depuis, affecté par la toxicité anaphylactoïde du verbe coucher. Etrange, n'est-il pas ?

17:07 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

24/04/2008

Platon.


Les amours platoniques font-elles également le bonheur ?
A vingt printemps, non, répondrez-vous vivement.
Il faut être taré pour accepter pareille ineptie...
A quarante berges, peut-être, concéderez-vous doctement.
Les aléas de la vie...
A quatre-vingts balais, forcément, chevroterez-vous vacillant.
A moins de s'appeler Chaplin Charlie...

22:09 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

L'obsédé.

 
Elle est couchée, les membres écartés. Entre ses jambes, des milliers de petits chaperons rouges approchent au pas cadencé,  en rangée de trente-deux unités, puis seize, huit, quatre, deux et en définitive, pénètrent à la queue leu leu son intimité. Avant de disparaître, ils allument chacun une grande torche, flamme olympique pareille à celle vue au JT. Et tous ces points chauds la brûlent de contentement, intensément. Mais ils sont trop nombreux, elle ne pourra tous les contenir. C'est à ce moment que surgit en queue de cortège un énorme chaperon, rouge lui aussi, posé sur une chasuble blanche translucide recouvrant un pilier massif, couché et oscillant. Sa base se perd dans un épais maquis. La peur envahit la belle. Il n'entrera jamais ! Effectivement, après de nombreux essais, le haut passe, le bas bloque. En tout cas, le bidule ne renonce pas facilement. Elle croyait avoir mal mais plus il insiste, plus elle apprécie le mouvement. Et soudain une douce chaleur l'envahit...
Au lendemain de cette éjaculation littéraire mémorable, la honte me ronge et les remords m'envahissent. Raconter ses rêves ? D'accord mais pas tous. Comment ai-je pu commettre une telle saynète pornographique et surtout la publier, dévoilant ainsi au monde entier, qui s'en fout, mes vices, mon intempérance, ma perversité ? La grosse boulette ! Jules, tu as intérêt à te mettre au vert et à te faire oublier.
Dring... dring... Tiens, ma noble et honorable fille accompagnée de ma non moins populaire et inoubliable petite-fille qui viennent me voir. Houla, pas bon signe, ça...
- Oui, je vais bien merci. Quel bon vent...? Le petit chaperon rouge de Perrault ? Ben oui, je connais. Pourquoi ?
- Et Delphine, tu y as pensé ? Grand-Père indigne !
- Eh ! Doucement... Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Delphine a été choquée et moi aussi. On n'utilise pas un conte de Perrault pour débiter des cochonneries. Et tu les fais, en plus... A ton âge !
- Parce que pour... tu m'imposes un âge limite ? Dis donc, ma fille, cela va comme tu veux ? En sus, je n'ai jamais parlé de conte, de Perrault, des frères Grimm. Pour le reste... Pourquoi laisses-tu aussi lire à ta fille n'importe quoi ? D'ailleurs, a-t-elle seulement pigé mes élucubrations ?
- Demande-lui ?
La chipie fait "oui" de la tête et affiche une mine d'enterrement. Elle me le paiera !
- Dans ces conditions, j'ai décidé que ma fille ne mettrait plus les pieds chez son grand-père lubrique et paillard.
- Dis, Maman, tu rigoles ? C'est toi qui m'as finalement tout expliqué. Avant, je n'avais rien com... Aïe ! Ca va pas ?! Whoin... sniff.... whoin..
Une paire de gifles à Delphine qui ne l'a ni méritée, ni volée (les avis sont partagés), révélatrice d'un malaise certain. Mais plus alarmant et énivrant à la fois : j'avais déjà reçu des regards térébrants de la part de ma fille mais parricides... jamais. Et cette fois...
Moi qui rêvais de ne pas mourir dans mon lit...

00:52 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

21/04/2008

Si d'aventure...


Je l'aime ! Elle m'a passé le licou
Banal, surtout inconscient, direz-vous
N'êtes ni le premier ni le dernier
A qui pareille mésaventure
Dans sa vie surgit d'aventure
Promptement préservez votre terrier
Vaquez à votre mâle carrière
Ce baume vous guérira, mon frère !

17:02 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

18/04/2008

Le temps.


Etrange, cette notion du temps qui passe, vite, trop vite, lentement, pas du tout. L'homme a inventé pléthore d'instruments sophistiqués et de plus en plus précis pour le mesurer le plus exactement. De quoi passer le temps. Et puis un jour...
Vous vous éveillez et vous jetez un coup d'oeil à votre réveil-matin. Arrêté à minuit ! Vous jurez un bon coup pour masquer l'angoisse du retard et les désagréments concommitants. Vite, vérifier sur un autre engin de torture, l'horloge du salon : les aiguilles bloquées, elles aussi, sur minuit. Est-ce un mauvais rêve ? Reste la cuisine et sa pendule qui fait un bruit de marteau piqueur. Ce n'est pas vrai ! Elle itou... Après vérification des montres traînant sur les meubles, vous vous rendez à l'évidence : rien ne marche !
Idée géniale, l'horloge parlante :
- Au troisième top, il sera exactement... au troisième top, il sera exactement... au troisième top...
Vous coupez la communication et devenez tout logiquement fébrile. La radio, la TV... en panne. Il y a un os quelque part. Que se passe-t-il dehors ?
Dans la rue, les badauds, les commères, les enfants, cloués sur place, ont tous le nez en l'air. Toute la circulation est bloquée dans un immense  embouteillage. Plus rien ne roule et les conducteurs, chauffeurs, les yeux au ciel comme tout le monde. Il n'a pourtant rien d'exceptionnel, ce ciel. Il fait beau, le Soleil brille... Houlà, la journée est bien avancée. Ai-je dormi si jongtemps ?
Surpris par ce comportement général, j'aborde une dame que je juge moins stupide que le commun du troupeau. Elle n'est pas désagréable à regarder, ce qui ne gâche rien.
- Bonjour, Madame. Désolé de vous déranger mais je ne vois pas ce que ces personnes qui nous entourent regardent si intensément. Pouvez-vous m'éclairer ?
- Pas longtemps que vous êtes tombé du lit, vous !
- Je ne vous permets pas...
- Pointez le Soleil au lieu de vous énervez.Vous ne constatez rien d'anormal ?
- Ben... Non. La journée me semble bien avancée.
- Non, Môsieur; le disque solaire s'est montré il y a une heure, à  l'Ouest. Je l'ai vu de mes propres yeux.
- Mais...
- Comme vous dites !
Et me voilà, moi aussi, comme tout le monde, le nez dans les nuages à affronter l'astre du jour. Pas possible, il s'est gouré de sens. Non, lui, il s'en fout ! C'est la Terre qui...
Les individus incrédules sont tendus, crispés, apeurés. La  panique couve. Il y a de l'électricité dans l'air. A la moindre étincelle... Et chacun sait que les mouvements de foule sont imprévisibles. Déjà des prêcheurs et escrocs de tout poil haranguent des groupes prêts à avaler les pires âneries, balivernes, mensonges. Heureusement, de bonnes âmes s'essaient à expliquer l'inexplicable. Pendant ce temps les pickpockets subtilisent quelques portefeuilles, montres, bracelets ou autres gadgets : le genre humain et son sens pratique...
Et soudain, la rumeur salvatrice : si la Terre tourne à l'envers, nous allons rajeunir, les enfants retourneront aux cellules reproductrices d'origine,  les morts vont ressusciter (la belle-mère aussi : c'est moins drôle), le mari violent, la femme infidèle auront disparus, les malheurs et désenchantements seront devenus inexistants... Bref, toutes nos conneries d'antan : effacées, oubliées, nulles et non avenues. Et après ? Après, on verra...
Que la Terre tourne sur elle-même dans un sens, dans l'autre, par à-coups, pas du tout, le temps lui, avance et se déroule inexorablement. Allez expliquer cela aux gens sans risquer de vous faire lyncher ! Rien n'est plus ingrat que de dissuader les humains de croire en des chimères, utopies, illusions et de s'en faire une certitude, une philosophie, une religion.
- Pourquoi ? M'objecterez-vous.
- Parce que la bêtise des hommes est divine... puisque sans limite ! Vous ne le saviez pas ?

10:36 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

10/04/2008

L'imprimante.


- Bonjour Papy. Tu vas bien ? Je ne te dérange pas ?
- Mmmh...
- Dis, tu pourrais tout de même me répondre. Je ne t'ai rien fait. Tu n'arrêtes pas de râler ces derniers temps...
- Oui et je suis toujours de mauvais poil. Je râle si je veux, quand je veux. Nous sommes en démocratie ! Avec ou sans le NVA, milliardidju !
- Si tu le dis. Moi, ta politique de nases... Je peux utiliser ton ordinateur ?
- Heu...  Attends... oui, si tu fais gaffe.
- J'y vais... tu me connais.
- Précisément.
Delphine a allumé l'ordinateur. Tiens, je n'entends pas ronronner la nouvelle imprimante... Etrange.
- Papy...? Papyye...?

- Qu'est-ce qu'il y a encore. Ne crie pas ainsi ; je ne suis pas sourd.
- J'ai un problème avec l'imprimante.
- Mais qu'as-tu encore trafiqué ?
- Sais pas moi. Je l'ai mise en route, c'est tout. Je voulais imprimer mon travail d'histoire pour l'école et... tout a prouté.
- Oui, effectivement, pour avoir caviardé... Pfft, je verrai cela à tête reposée. Aujourd'hui, je n'ai pas le temps de m'énerver sur ce bazar.

- Mais je dois rendre ce travail demain.  Sinon, je ramasse une bulle !
- Fallait t'y prendre plus tôt au lieu de te balader à vélo à longueur de journée en narguant les garçons.
- Mais... mais je comptais sur du matériel fiable.
- Fiable... fiable ! Tu ne sais même pas ce que ce terme signifie, pauvre moucheture. Bien. Que se passe-t-il là-dedans ? Delphine, l'imprimante, si tu l'as... je te massacre.

- Mais j'ai touché à rien. Je l'ai faite chauffer. J'ai entendu des trucs et des machins s'enclencher, puis paf, plus rien. Tu devrais ranger tes fils : on ne sait pas d'où ils viennent, ni où ils vont. Et ces noeuds partout : c'est d'un moche ! Putain, quel bordel !
- Quoi ?
- Houlala, j'ai rien dit...
- Oh, Delphine ? Qui a branché cette seconde fiche dans l'imprimante ? C'est toi ? Je t'avais dit de ne pas toucher à ça, p'tite sotte. Tu m'as déjà bousillé une imprimante et un clavier.
- Mais ce n'est pas vrai. Je ne sais pas moi. C'était comme ça.
Tous ces appareils et engins fonctionnent à condition de faire le contraire de ce qui est exigé par les importateurs. Il m'a fallu un certain temps pour en comprendre la raison : ils font traduire la notice du chinois en français par un Belge de souche et cela donne du petit nègre, forcément. Bon. Une fiche verte et une autre orange-noire. Je n'aime pas ce mélange "zwarte oranjeappel..."
- Delphine, retire la fiche orange-noire de l'imprimante.
- Tu es sûr que c'est celle-là qui...
- Non, justement.
- Papy, cela marche : elle imprime. Merci, je suis sauvée.
- Et oui...! Je suis le kobold du bidule en trop à éliminer. Bart De Wever et acolytes ont intérêt à bien se tenir !

- Pfft, Papy ! Vois pas le rapport...
- Moi si.

 

22:10 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |