30/03/2008

Maria.

 
Le texte qui suit n'est pas de moi mais d'une jeune fille de seize ans de ma connaissance. Elle s'appelle Caroline, m'a lu et s'est essayée à m'imiter.
Mon avis est que la disciple a dépassé le maître, si jamais maître il y eut.
Qu'elle vous déçoive ou mérite vos encouragements, n'hésitez pas à lui laisser un petit mot.

A vos claviers et... merci.

Maria ou le mortel amour.

Maria ne comprenait plus. Quelle existence menait-elle ? Avait-elle une importance aux yeux des autres ? Elle voulait seulement être avec lui, se réveiller à ses côtés, vivre de son amour, de son désir de lui. La situation n’était pas facile : il ne la regardait pas comme la femme de sa vie, ne la voyait même pas. En fait, elle n’était qu’une employée assez timide, qui ne lui causait aucun problème majeur.
Chaque nuit, sous ses draps blancs de petite fille, elle désirait se donner corps et âme à cet homme qui s’amusait d’elle, qui la faisait vivre et qui la faisait aussi mourir par son indolence coupable. Elle détestait la femme qui lui prenait la vie qu’elle aspirait tant à savourer, la haïssait et désirait surtout la détruire. Dans son coeur, chaque fois qu’elle se donnait, elle se perdait dans un flot de désir et de haine mêlés ; dans son esprit, il jouissait d’elle, la considérait comme une petite employée qui faisait tout ce qu’il voulait et dont il pouvait abuser de la confiance, de la naïveté car elle… elle l’aimait. Le coeur et l'esprit ! Qu’y a-t-il de plus manipulable qu’une jeune femme amoureuse ?
Il n’était pas particulièrement beau mais elle le trouvait vraiment magnifique, un Apollon, malgré le fait qu’il avait une cinquantaine d’années et mauvais caractère. Elle le voulait et elle ne renoncerait pas aussi facilement à cet homme, objet de ses fantasmes, de son obsession.
Les jours se succédaient et il ne la regardait toujours pas, malgré ses tenues très décolletées, ses courtes jupes, son nouveau parfum « Exoérotique », censé la rendre irrésistible auprès de la gent masculine. Cruelle désillusion ! le seul mâle intéressé était son chien, un jeune labrador, en pleine période de rut.
Elle multipliait les erreurs professionnelles pour qu’il se tienne à ses côtés à la surveiller et la conseiller, pour respirer sa mâle odeur et s’en imprégner, pour que les frissons la parcourent et qu’enfin... il la voie. Elle l'avait dans la peau et était prête à tout pour atteindre son but, même à éliminer physiquement les gêneurs.
Que se passa-t-il alors dans cet esprit si pur ? Elle le suivait partout où il allait, sans qu’il ne s’en rende compte, elle l’espionnait dans son intimité et prenait pléthore de photos, debout, assis, couché, qu’elle punaisait ensuite au-dessus de son lit. Insensé, voire désespéré mais pas encore inquiétant. Pourtant, tout doucement, elle sombrait dans la folie, folie d’un amour à sens unique.
Quand elle voyait sa rivale dans les bras de son amant, elle ne le supportait pas. Elle la poursuivait pour savoir ce qu’elle faisait, si elle ne rencontrait pas quelqu’un d’autre car alors l’amour qui la consumait pourrait naître au grand jour. Malheureusement, son émule était fidèle : elle devrait donc s’en débarrasser à perpétuité. Mais d’abord, il lui fallait se rapprocher d’elle et par conséquent, de lui.
Cette occasion se présenta lorsque Sabrina, son adversaire jurée, ayant fait ses courses, se dirigea vers sa voiture. Encombrée, elle perdit un gant et ne s’en aperçut pas. Maria le ramassa aussitôt et, arrivée à sa hauteur, lui dit : « Vous avez perdu ceci ! » Sabrina la remercia et engagea la conversation car elle avait déjà vu cette jeune fille lors d’une réception en l’honneur de Lucas, son mari. La demoiselle était la secrétaire de son époux et jamais elle ne l’avait entendu s'en plaindre. C’est donc tout naturellement qu’elle accepta, sous réserve de l’accord de son compagnon, l’invitation de Maria à dîner le lendemain soir.
Maria était dans tout ses états : elle avait nettoyé, astiqué, pour rendre sa maison plus accueillante, plus chaleureuse. Le repas était prêt, il ne lui restait qu’à se faire une beauté. Elle choisit de mettre sa robe rouge grenat, échancrée et assez courte : une tenue de femme fatale. On sonna : Lucas et Sabrina furent introduits. Lui était vêtu d’une chemise courte et d’un pantalon noir ; elle portait une robe saumon et avait relevé ses longs cheveux bruns en chignon. Quand elle les vit, elle ne put s’empêcher de penser que c’était elle qui aurait dû se trouver au bras de cet homme adulé. Elle se persuada que son tour viendrait. A la fin de la soirée, lorsqu’elle se retrouva seule, elle se promit que, décidément, Sabrina devait impérativement lui laisser la place.
Quand elle arriva au bureau, le lendemain matin, Lucas n’était pas encore là. C’est fougueusement et fièvreusement qu’elle se mit au travail et, à son arrivée, les dossiers étaient rangés, le courrier trié et le café passé. Il vint la féliciter et la remercier pour le dîner, ajoutant que sa femme avait également passé une excellente soirée. Elle fut flattée, le remercia et se remit fébrilement à son ouvrage. Elle avait réussi la première partie de son plan. Restait la seconde...
Elle avait appris que Sabrina devait se trouver chez elle pour préparer le repas du soir et que Lucas ne rentrerait pas avant dix-neuf heures. Elle avait donc tout le temps de peaufiner son projet. Elle sonna, Sabrina lui ouvrit et lui offrit l'apéritif. Elle n'aperçut pas Maria sortir de son soutien une capsule de poison et le verser dans son verre... Sabrina le but d’un trait et s’écroula. Maria fit disparaître toute trace de sa visite et gagna tremblante son logis. Quand Lucas rentra chez lui, il trouva Sabrina gisant sur le sol. Son visage était verdâtre et de la bave apparaissait à la commissure des lèvres : elle était morte.
La place attendue auprès de Lucas était à présent vacante.
Maria assista à l’enterrement. Au cimetière, il faisait un froid de canard, le vent soufflant en tempête était glacial… Le service terminé, frigorifiée, elle emprunta rapidement l’étroit raccourci menant à son domicile. C’est à cet instant que, de la maison voisine, la cheminée branlante se détacha...
Un fait d'hiver parmi tant d'autres.

                                                                                                             Caroline

06:42 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

27/03/2008

Le corps et l'esprit.


Ce qui va suivre, je ne l'ai pas échafaudé : je l'aurais bien voulu. Non, j'ai regardé, me suis introduit dans l'esprit, ai accompagné la main et déposé un baiser sur la toile du Vénérable Maître à hauteur d'un visage féminin et y ai laissé quelques traces, sans doute. Le Génial Artiste s'en offusquera-t-Il ? Je ne sais. J'ai pris le risque.
Mais qu'est-ce donc qui me laisse dans cet état second, ivre d'un parfum inconnu du commun,  amoureux d'un visage, d'un port de tête d'une femme que je ne connais pas mais qui me rappelle...
"Tout être qui connaît un enfer durable ou passager peut, pour l'affronter, recourir à la technique mentale la plus gratifiante qui soit : se raconter une histoire." [Amélie Nothomb - Acide sulfurique]
Conseil gratuit d'une écrivaine. Le lecteur l'interprêtera comme il l'entend ou le sautera sans le voir. Je m'y suis arrêté... il en valait la peine.
L'imagination est un don divin, sans limites, tabous, explications à prévoir, justifications à présenter. Qui n'a pas rêvé qu'il b... madame Bellucci en personne pendant que son épouse, atteinte d'une subite migraine, ronflait à ses côtés. Si on demandait au quidam quelle folle idée l'a poussé à de telles extrémités, il ne saurait que répondre. Le lourd repas du soir, peut-être ? Il a bon dos, le système digestif !
Appliquant la technique, je suis entré dans ma bulle. Le monde réel s'estompa et le visage aimé se présenta à mes yeux, d'abord dans le flou d'un brouillard artificiel puis de plus en plus précisément. Pas besoin de paroles, de signes... Ce visage, je le mangeais des yeux et aurais voulu qu'il ne fasse plus qu'un avec ma g... d'abruti : nous ne formions plus qu'une seule tête, unique, inimitable, parfaite ! Dans mon rêve éveillé, elle aussi m'aimait. Je ne vous raconte pas la suite : elle n'a aucun intérêt et puis, Mesdames... sans vouloir vous offenser, vous connaissez mieux que moi la géographie des Pays-Bas.
Etait-ce une dame imaginaire ? Bien sûr que non : elle existe.
Je l'aime ? Bien sûr que oui : j'en crève.
M'aime-t-elle ? Bien sûr que non : elle me le dirait, quoi que...
Je lui ai raconté cette fiction ainsi qu'à d'autres proches amies, oeuvre de mon génie ravagé, de ma folie.
J'aurais pas dû !
Elles se sont toutes crues à tort ou à raison l'élue de mon coeur. C'était déjà mal barré...
Quant à ma promise à terme indéterminé, elle s'est moquée de moi (pôvre con !), et devant mes certitudes, m'a cherché querelle ( Jules, tu m'emmerdes !).
Bref, à entendre mes amis et relations restés dans l'ignorance et qu'elle ne s'est pas privée d'alerter en "femme responsable" (j'en suis certaine, il se shoote !), un stage dans une institution spécialisée me ferait le plus grand bien.
En vérité, si vous voyez quelqu'un perdu dans ses pensées, ne le dérangez pas, ne lui demandez rien, n'écoutez pas les conclusions de ses cogitations. Il jouit d'un des rares moments privilégiés où il se persuade que tout est beau, tous sont gentils ...
On peut toujours... planer !

20:07 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/03/2008

Jadis...


Vendredi passé, je suis passé à l'école. A mon âge ? Ben oui. Je voulais revoir pour le dernière fois peut-être le haut-lieu de mes exploits d'enseignant et rencontrer quelques survivants de cette guerre sans fin contre la Communauté, le Pouvoir organisateur, la direction, les collègues bornés (il y en a !) et finalement les élèves, objets de toutes nos attentions quand on nous laisse le temps d'y veiller.
Qu'ils ne le prennent pas mal mais mes collègues, du moins ceux que je connais encore, ont pris un sérieux coup de vieux. En quelques années, pendant que je ne pensais qu'à jouir de mon temps libre, de ma liberté, de ma séduction légendaire, ils s'escrimaient à faire réussir, parmi cette masse de jeunes crabes, les rares élèves promettant quelque avenir. De toute façon, pour les parents, tuteurs, institutions, ils seraient les seuls responsables des échecs de nos chères têtes multicolores, championnes du "ne rien faire et tout piquer".
La déchéance suprême aujourd'hui :  le travail. Qu'est-ce qu'il fait encore dans le Larousse ce substantif vieilli et maintenant inusité ?
Je revois l'entrée, le hall, les bureaux des huiles (ceux qui savent), la salle des profs bourdonnante, les escaliers usés, ma classe enfin, toujours aussi crado avec dans le fond cette TV antédiluvienne qui fonctionne par habitude et quelques solides coups de poing. On nous a tout volé mais elle, jamais. Elle devait sans doute trimballer la poisse.
Je revois cette bande d'abrutis, mes élèves, que j'insultais copieusement mais que je chérissais. Ils ne foutaient pas lourd mais... pour me faire plaisir auraient été me décrocher la Lune.
A l'époque un jeune professeur d'anglais-néerlandais, ayant trouvé mon système pédagogique à sa portée, s'était mis dans l'idée de l'appliquer tel quel. J'avais mis dix ans à l'affiner par touches successives. Avec sa personnalité et son caractère, le résultat ne se fit pas attendre. Un couteau à cran d'arrêt vint se planter dans le tableau à travers la manche de son veston immobilisant sa main levée maniant la craie. Sa vessie n'y résista pas. Après un repos forcé pour réapprendre à ne plus faire pipi n'importe où et n'importe quand, il enseigne, paraît-il, dans le sud du pays. L'air y est excellent.
Alors, quand j'entends les honnêtes gens, comme le boucher du coin, mon boucher, prétendre que les enseignants sont des fainéants... D'accord, mais pédagogue est devenu un métier à haut risque ! Pourquoi, et pour le même salaire, nous oblige-t-on en sus à endosser cette funeste réputation ?

09:44 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

22/03/2008

Le souhait.



L'amour est dans le coeur
Pas dans le bas-ventre

16:13 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

17/03/2008

L'escabeau.


Je rentre à la maison ou plutôt dans mon deux pièces. Je ramène un tas de produits du Delhaize que je ne mangerai pas. Quand je les vois, ils me donnent faim et une fois rangés, ils ne m'inspirent plus. Et comme d'habitude, je râle d'avoir dépensé mes précieux sous à des coups de coeur éphémères. Je vais encore devoir refiler de la nourriture à mes pauvres voisines, deux vieilles filles loqueteuses vivant à l'étroit dans une grande maison délabrée et qui, pour survivre, se disputent la nourriture de leur vieux matou.
A la banque, quand je leur ai demandé si elles étaient dans le besoin, ils m'ont pris pour un martien.
- Vous louez à qui, Monsieur Dupont ?
- A une société. Je vois de temps en temps le gérant, le proprio. Pourquoi ?
- Vous connaissez les membres du Conseil d'Administration ?
- Ben non. Pourquoi ?
- Nous ne pouvons communiquer ce genre de dossier. Informez-vous...
Renseignements pris, toute la rue leur appartient, aux vieilles taupes nécessiteuses. Comme on peut se tromper, parfois !
Delphine est en retard. Le contraire... Ah, la voilà.
- Bonjour ma Delphine, ça va ?
- Bonjour Papy. Maman m'a dit que je devais venir t'aider à monter sur l'escabeau. Tu ne sais plus ?
- Mais pourquoi, dès que tu ouvres la bouche, je deviens irascible ? Si, je monte encore, milliardidju ! Il faudrait tenir l'escabelle pendant que je change les lampes de la cuisine. Le passage est étroit et...
- OK. J'ai compris. Suis pas conne !
Me voilà perché entre cuisinière et plafond. Delphine m'éclaire avec une lampe de poche. Les soquets des ampoules sont à broches. Une belle saloperie. On croit que c'est fixé et hop, juste le temps de rattrapper le bidule sans se casser le nez sur le frigo : de la haute voltige. Je parviens néanmoins à en coincer une et... elle tient.
- Delphine, veux-tu allumer ?
- Papy, ça marche !
- Au prix de l'ampoule, il y a intérêt ! Passe-moi la suivante. Dépêche-toi, je fatigue. Pfft ! Encore plus coriace que la première...
- Tu souhaites que je te raconte une histoire pendant que tu travailles ?
- Oui, mais une courte.
- Tu sais pourquoi les hommes meurent plus vite que les femmes ?
- Plus vite, je ne sais pas mais avant elles, sûrement et je pense en connaître les raisons.
- Eh bien, quand Madame la Mort vient frapper à l'huis, avec sa grande faux, l'épouse hurle à son mari : "chéri, c'est pour toi. Va ouvrir." Elle est bien, non ?
- Tiens l'échelle au lieu de rigoler bêtement. Mais tiens-la, ne la secoue pas ! Noon...
- Dis Papy, Papa a raison. Même pendu au lustre ainsi, tu n'éclaires pas beaucoup...

17:10 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

11/03/2008

Babette.


J'ai vieilli et me suis tassé. J'ai aussi grossi petit à petit et pris du ventre insensiblement. Babette, ma dulcinée, s'est aussi contractée mais au contraire, amincie et ridée. C'est ce qu'une inconnue, rencontrée par hasard, m'a confié. Quoi qu'attachés l'un à l'autre, nous nous sommes graduellement perdus de vue et nos raisons d'existence auparavant si complice se sont disjointes : "loin des yeux..." Babette ne m'aimait plus ! Et pourtant...
Avant, elle était fière de se montrer à mes côtés. Toujours superbe, athlétique mais distinguée, bavarde et sarcastique, elle me mettait en valeur face à ses congénères ébaubies et ne craignait pas de cracher aux nanas conquises certaines vérités qui faisaient non seulement mouche mais des petits. Bref, elle "bâtardait" allègrement. Tout, enfin presque, lui convenait et la rendait frétillante de plaisir : une attention particulière, une caresse, un effleurement... Devant le miroir, elle se pâmait et sous les quelques câlins, les quelques caresses dans le sens du poil, que nous lui prodiguions, moi ou une autre, amoureusement, elle se cambrait et roucoulait dans notre main moite. Nous  fatiguions mais elle appréciait...
Nous avons été de toutes les guerres : je pointais, elle tirait. Et notre coup fait, nous vidions les lieux, par crainte de représailles des familles. Notre manège connu, la nouvelle circula de bouche en bouche, de lit en lit : nous étions une "affaire". Les pucelles nous trouvaient mignons. Nous étions un couple plein d'entrain. On nous espérait du haut des balcons mais cette fièvreuse attente n'était pas partagée par les "mamas" prêtes à couper sèchement l'objet des relations que leurs diablesses de filles entretenaient avec nous. Nous changions de quartier, notre réputation de francs tireurs nous précédait.
Mais le temps passe et pareillement les illusions. Quelques kilos de trop ont suffi à nous séparer, Babette et moi. Je l'appelle, la cherche... Elle se cache. Je lui offre une douce main féminine et elle l'ignore. Nous n'avons plus ces saines conversations avec de jolies moukères farouches mais malléables qui la faisaient frisonner, se gonfler d'importance, baver de plaisir, gerber de rire. La gent féminine et ses gourmands appas à présent l'indiffèrent... Si je propose à Babette une douche à trois, elle ne se dresse plus de joie. Autrefois, elle adorait. La seule chose qui la tourmente : la carrure de la dame. A deux nous y entrons déjà tout juste, c'est vrai. A trois (et plus)... collée au sexe ou au c... de cette dernière, elle ne sentira que quelques gouttes que les seins volumineux de l'invitée et mon ventre proéminent auront laissées écouler.
Oyez, Messieurs. Suivez cet austère conseil : surveillez votre bedaine. Ou le théâtre du sexe vous sera définitivement fermé. Vous devrez vous résoudre votre Babette et vous, enlacés dans la solitude d'un sofa aux ressorts épuisés, à regarder des films de Q, un kleenex à la main.

09:47 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |