29/02/2008

Moteur !


Ne soyons pas défaitistes. Il y a toujours moyen de moyenner. Faire l'amour est pareil que conduire une voiture : suffit de connaître le mode d'emploi. Après... Tout est dans la tête, le reste n'étant qu'automatisme et habitude.
Après les trucs et machins préliminaires à la chauffe des deux bidules à apparier, tout réside dans l'étincelle de la bougie... à condition qu'elle se produise à temps, ni trop tôt (oups, c'est venu !), ni trop tard (alors, ça vient ?). Si la mécanique fonctionne mais que l'électronique est en panne ou inversément... le résultat ne sera pas à la hauteur des espérances.
Reste à adapter le piston à la culasse. Le piston est facilement reconnaissable mais la culasse, la vraie ? Ne vous trompez pas d'horizon. Ne confondez pas Porto Rico et Cuba. Les petits têtards que vous allez envoyer dans l'inconnu sont des coureurs de fond, pas des ramoneurs.
Le piston et la culasse doivent se reconnaître et s'harmoniser pour pouvoir coulisser sans brouter ou gripper. Une fois en route, ils doivent aussi évoluer sans surchauffer la chemise outre mesure. Sinon, tout se bloquera au grand dam de votre affidée en attente du morceau de résistance. Elle restera sur sa faim avec les conséquences offensantes que vous pouvez imaginer.
Il ne faut pas non plus que la culasse s'humidifie de trop. Vous aurez bonne mine avec une bougie noyée et une chemise trempée. Evitez les femmes "fontaine" si vos joints sont fatigués. Inversément, si le lubrifiant manque, vous êtes également mal barré.
N'augmentez pas le régime tout de suite. Prenez le temps que l'assemblage arrive à température avant de vouloir battre le record de l'heure.
Si votre partenaire, emportée par la vitesse du piston, crie sa joie, se  cambre et serre les fesses pour mieux appécier la dureté des segments et la course du bidule, n'arrêtez pas pile en lui demandant : "je te fais mal ?" Si tel était le cas sa réaction serait tout autre. Soyez-en assuré.
Tout est accompli. Le moteur fumant se met au ralenti et récupère de l'énergie. Bref, vous avez rempli votre devoir avec un plaisir partagé ou votre pensum avec une animosité réciproque, c'est selon. Ne lui demandez surtout pas : "c'était bien ?" Elle vous répondra, dubitative mais courtoise "oui" en pensant : "quel con, ce mec !"
Quelques mois après, vous mesurez enfin la conséquence heureuse de vos ébats : des jumelles. Comment allez-vous les appeler ? Non, pas Bielle et Manivelle ?!

17:55 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

AH !!!!!!!!! Quelle mécanique!!!!
Mais dis-moi pourquoi avoir appelé la partenaire la femme "fontaine??????"n'oublie pas mon pseudo!!!!
Je te souhaite un bon week-end ensoleillé et sans trop de tempête.
Amitiés, Bisous.........
Badette

Écrit par : Badette | 01/03/2008

Même si tu aimes les femmes ce qui est normal tu en parles d'une façon parfois intéressantes donc j'aime encore passer de temps en temps sur ton blog. Bon week-end. Tu as beaucoup d'humour. A contrario de mon meilleur copain. qui parle des femmes sans humour et c'est pompant.
de st-Rita.

Écrit par : rita | 01/03/2008

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