27/12/2007

La taverne.


Que fait-on lorsque l'on se trouve dans une ville inconnue ? On cherche un endroit sympathique et rassurant. Je l'ai trouvé. Genre de vieille taverne discrète et calme, fréquentée par des couples, amis, relations d'affaires et quelques personnes seules qui y viennent lire leur gazette, observer leurs contemporains, rêver à je ne sais quel avenir. Je m'y sens bien, ai trouvé mon coin où l'on me fiche la paix. Les patrons ? Des quadragénaires "Vieille France" silencieux et effacés. Seule note d'érotisme : deux serveuses de trente ans en mini-jupe noire et en blouse blanche pudiquement échancrée qui vous accueillent et vous accordent un sourire timide. Eclairage indirect, musique douce ou classique dans une atmosphère feutrée. Le rêve ! Une ou deux fois par semaine, j'y passe quelques heures de pur bonheur. A quoi faire ? Rien.
Je commence à connaître les habitués : un vieux beau, des couples en partance ou de retour du cinéma ou du théâtre, une dame élégante, toujours seule, qui s'assoit à la table à côté de la mienne. Ajoutons quelques oiseaux de passage qui apportent une touche de couleur à l'ensemble. Joyeux mélange. Dans un endroit pareil, il ne se passe jamais rien. Que voulez-vous qu'il arrive ?
Un jour, la porte s'ouvrit sur un groupe de dames de tous âges, de vingt à soixante ans. Elles avaient apparemment décidé de s'intégrer à la faune de l'établissement. Le patron les observait d'un oeil critique. N'allaient-elles pas bouleverser le ronronnement de sa vie bien réglée ? Non. Elles s'assirent bien sagement à une table et discutèrent de choses et d'autres tout en jetant des coups d'oeil interessés sur les autres consommateurs. La pêche au gros était ouverte. Je fis part de mes réflexions à ma voisine qui m'accorda une attention soutenue. Moi qui pensais qu'elle m'ignorait superbement... A peine revenu de ma surprise, elle m'invita à dîner dans un petit restaurant de sa connaissance dont elle me vanta la cuisine raffinée.
Suis-je un homme différent mais la première question que je me posai fut d'ordre financier : ai-je les moyens de soutenir un repas dans un restaurant où la douloureuse risque de mettre mon maigre budget en difficulté ? Bah, me dis-je, fataliste, si tu ne tentes pas cette chance...
Elle était jolie et avait de la répartie. Elle m'avoua son attirance progressive pour ma personne. La réciproque était déjà vérifiée. Tous les sacrifices financiers et autres m'étaient alors permis.
Houlala, Jules, c'est formidable d'être ainsi reconnu mais cela va trop vite. Freine, mais freine, mon vieux ! Facile à dire... à faire cependant...
Depuis, dans notre antique bistrot, on nous appelle le couple mythique : on la voit, on me voit mais ensemble, on nous voit rarement. Sommes-nous définitivement liés ? Est- ce de l'amour ou une profonde amitié ? Que croire ? La patronne, fine psychologue, sous les yeux de son mari résigné, consulte nos horoscopes et imagine notre avenir dans les cartes.
Tous ont raison. Entre un homme et une femme qui se plaisent, le plus dur est de sauter le pas. Et comme chacun attend de l'autre la prise d'une telle décision... les nouveaux couples continuent à se faire et se défaire au fil des circonstances et du temps qui passe. Un jour, une nuit peut-être...

09:34 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

24/12/2007

L'invitation.


Dring, dring... C'est quoi ce truc ? Ah, la porte d'entrée. Il y a un parlophone qui... ne fonctionne pas. Cela commence bien. Qui est-ce ? Delphine !
- Salut Boumpa.
- Je t'ai déjà dit de ne pas m'appeler ainsi. Ce surnom me rappelle mon poids. Papy me suffit. Quel bon vent...?
- Du vent ? Il n'y en a pas.
- "Laat vallen". Que viens-tu faire ? Tu m'amènes de bonnes ou de mauvaises nouvelles ?
- Je viens te dire simplement bonjour. Dis, tu habites loin. J'ai mesuré sur mon compteur : douze kilomètres et il y a une côte... un vrai casse-pattes ! Heureusement, ça redescend après...
- Noie pas le poisson. Qui t'envoie ?
Je la connais ma Delphine. Un vrai petit bout de femme avec tous les défauts féminins qui pointent déjà à l'horizon.
- Attends. Ah, oui. Maman demande si tu passes les fêtes de Noël et nouvel-an avec nous à la maison.
- Noël peut-être, Saint-Sylvestre, non. Je suis pris. Il y a des braves gens qui veulent encore de moi.
- Qui ?
- Mais cela ne te regarde pas, Delphine. C'est ta mère qui désire sans doute le savoir ? je lui demande si son mari bande en se rasant, moi ?
- Papy !
- Ca va, ça va... Cela m'a échappé.
- pour te décider, elle te fait savoir que tante Victoire sera de la fête.
- C'est une plaisanterie ? La mère de ton père, cette créature asexuée, cette virago à la langue de vipère sera là ? Pas question de me trouver en présence de cette rombière. Et la nuit de Noël en plus ? Elle est givrée, ta mère !
- Elle n'est pas sûre d'accepter l'invitation...
- Que ta Maman se rassure. La vieille toupie ne raterait pas un repas à l'oeil et elle pourra, en mon absence, à l'aise casser du sucre sur mon dos, la vieille peau !
- Papy, c'est Noël !
- Oui, c'est vrai. Neuf mois après que l'ange Gabriel ait tiré son coup. Peux pas assumer ses actes lui-même, le Bon Dieu. Encore un enfoiré... Au fait, Delphine, qu'est-ce qu'il y aura à manger ?
- De la dinde.
- De la dinde ? La cerise sur le gâteau. Je déteste le goût de cette bestiole. C'est du chewing-gum sur pattes !
- Si j'ai tout compris, Papy chéri, tu ne viens pas ? Et mon cadeau ?
- Non, je ne suis pas maso. Le cadeau, je te l'apporterai le lendemain de Noël. Promis. Je tiens toujours parole. Tu le sais bien.
- Si tu le dis...
- Milliardidju, Delphine, tu ne vas pas t'y mettre, toi aussi !

10:21 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/12/2007

La crémaillère.


A peine arrivé, ma voisine du premier a voulu m'essayer... enfin, mon canapé !
Même pas eu le temps de lui dire "une autre fois peut-être" que, déchaînée, elle m'est grimpée dessus... enfin, sur le bidule !
 
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06:48 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Le déménagement.


Homérique ? Un euphémisme. J'avais tout prévu, même les pintes de bière d'usage pour les trois déménageurs. Par un froid pareil, ils avaient besoin d'avoir le moral au-dessus de zéro, surtout après avoir zieuté ce qui les attendait. Tout était prêt, emballé, démonté, noté... Pourtant, z'étaient pas contents.
- Monsieur, et ces meubles-là, ils ne se démontent pas ?
- Au XVIIIème siècle, on ne déménageait pas souvent, vous savez. Alors, à part les portes, les tiroirs, les planches intérieures, ils sont d'une pièce. Désolé.
- On fait quoi ?
- Comment ça, on fait quoi ? Vous les transportez ainsi. Il n'y a pas d'autres moyens, à ma connaissance.
Grand conciliabule. J'entends des commentaires divers derrière mon dos. Encore un taré, un vieux  schnock, un illuminé. Pouvait pas acheter son mobilier chez Ikéa ? C'est beau mais... pfft, lourd ! Je leur verse les premières chopines de leur rude journée pour les amadouer. Ils se détendent et ne vont pas tarder à s'y mettre, à ce qu'ils disent. Le temps de vider cul sec une deuxième chope sans faux col... Ah, enfin...
- Ce sont des meubles de famille ?
- En quelque sorte, oui. Et ils coûtent chers !
Autant leur faire comprendre tout de suite qu'il ne s'agit pas de laisser mes meubles choir brutalement sous prétexte d'une crampe foudroyante. Ils soulèvent le premier, oscillent, s'équilibrent, évaluent le poids et rassurés passent la porte et rejoignent le camion. Tout s'est bien déroulé. D'accord, ils ont pris le plus petit pour s'échauffer. Enhardis, ils reviennent saisir le meuble suivant. J'ai eu chaud...
Deux meubles embarqués. Ils s'attaquent aux cartons. Je ferme les yeux. Ils ne savent pas lire ? J'ai écrit sur certains cartons "fragile". A les voir chahutés comme des sacs de noix, je me demande pourquoi. Paraît que je suis assuré. Ce n'est pas une raison...
Après trois heures d'efforts mesurés, ils ont fini et le camion est fermé. Direction : mon nouveau domicile.
- Monsieur, la nouvelle adresse est bien "rue de la Pompe" numéro treize ? Et l'étage ?
J'ai aussi envie de les mettre en boîte :
- Au quatrième... sans ascenseur.
- Oups. Les meubles XVIIIIème montent aussi, par les fenêtres ?
- Les cartons, oui. Les meubles non. Les fenêtres sont trop petites. Par l'escalier, forcément.
Nouvelle conférence. J'ouvre de nouvelles bouteilles de bière...
- Cela prendra du temps et de la transpiration, me déclare le chef d'équipe. Quand nous serons sur place, nous demanderons l'élévateur. Pour le moment, il est indisponible.
- C'est ça. Contre un bon pourboire...
- OK. On y arrivera.
Ils me semblent soudain de très bonne composition. L'odeur de l'argent sans doute...
Nous débarquons rue de la Pompe, numéro treize.
- Mais Monsieur, il n'y a qu'un étage. Vous déménagez où ?
- Au rez-de-chaussée, sans ascenseur.
Le chef me lance un regard assassin. Reste à ouvrir trois autres bouteilles... pour faire avaler la couleuvre. Un déménageur qui se respecte manque principalement d'humour. Ne parlons pas du caput-mortuum. Et le trajet inverse débute. Le camion se vide peu à peu.
C'est alors que l'incident s'est produit : le dernier et plus gros meuble ne s'introduit pas ! Coincé en biais entre le mur et le chambranle de la porte.de l'appart.
- Il est une heure de l'après-midi. Nous cassons la croute. Nous réfléchirons en même temps. Posséderiez-vous encore de la bière ?
- Oui. Le froid entre dans l'appartement. Ne traînez pas.
- Dites Monsieur, on fait ce qu'on peut...
Mais c'est bien sûr : par la fenêtre arrière. Elle est assez grande. Il passera par là. Attendons qu'ils aient terminé leurs agapes.
J'explique mon plan au chef. Il va voir. Il est d'accord.
Dzing... Un bruit de verre cassé : le double vitrage !
- Vous avez de la chance, Monsieur : une seule vitre cassée ; l'autre a tenu.
- De la chance !? Mais, milliardidju, on ne vous a jamais dit qu'il est vivement conseillé, même en Belgique, d'ouvrir la fenêtre d'abord ! Non, je n'ai pas besoin d'explications... Oui, je sais que je suis assuré...
- Excusez-nous, Monsieur. Les hommes sont fatigués. Je suppose que votre promesse de pourboire tient toujours ?

Didju, pour ça, ils ne perdent pas le Nord... Les enfoirés !

06:17 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

19/12/2007

Bonjour les amis.


Eh oui. Ce fut long... long...

Mais me voilà de retour après un déménagement épique.

Envahi de cartons, caisses, clés, gadgets divers, brol à destination inconnue, je suis à nouveau prêt à satisfaire votre soif d'humour et de mauvaise foi, assis sur un tabouret branlant et mon portable sur les genoux.

Encore quelques jours et je serai tout à vous (tout ? Faut pas exagérer...). J'en vois déjà se pourléchant les babines et salivant à l'apparition du moindre mot. J'essayerai de ne pas les décevoir.

A bientôt, les amies et amis. Joyeux Noël !

09:05 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

09/12/2007

La fuite.


J'ai parfois l'impression de vivre des rêves suivis de cauchemars plus atroces les uns que les autres, d'avoir reçu une tuile sur le coin de la cafetière après m'être persuadé longuement : "non, celle-là, elle n'est pas pour moi". Eh bien, si, elle l'est. Simple erreur d'appréciation de la trajectoire. Comment ai-je pu en douter ?
Mon plombier, Monsieur Carillon, après m'avoir proclamé haut et fort que la fuite dans l'installation était un fantasme de ma part et que, conséquemment, des soins urgents devaient m'être prodigués, avait refusé d'encore subir un client de mon espèce. Bref, je n'avais qu'à m'adresser à un autre chauffagiste qui  arriverait aux mêmes conclusions et m'assurerait : "Monsieur Dupont, vous prenez votre fuite pour une réalité obsessionnelle alors que..."
J'ai donc fait appel à un détecteur de fuites (oui, ça existe). Un quart d'heure et... il avait trouvé. La fuite se situait sous le carrelage et la chape : un filetage défectueux ou le serrage insuffisant d'un joint, sans doute. Cela me fait une belle jambe de le savoir. Puis convoquer un plombier pour avoir une idée du prix et avertir la compagnie d'assurances. Encore des tas de papiers à remplir, avec des questions stupides. Mon âge, par exemple. La fuite décelée sera-t-elle plus acceptable si j'ai soixante piges plutôt que vingt ? L'assureur seul le sait. Il paraîtrait que ces renseignements sont destinés à ses statistiques. Et c'est moi qui suis fêlé...
Et le parcours du combattant se dessine. Le téléphone chauffe !
D'abord, demander à l'expert de confirmer et d'accepter les dégâts et leurs montants.
- Mais Monsieur Dupont, nous sommes à quelques jours des vacances de Noël. Vous comprenez... Début Janvier, sans doute... Vous avez froid ? Faites comme moi, prenez des vacances. Vous déménagez ? Vous ne pouvez le retarder. Evidemment. Je suis malheureusement à l'étranger à partir de demain : je vous mets en priorité pour le début de l'année prochaine. Je ne peux faire plus. Logez dans votre nouvel appartement. Votre chat ? Vous ne croyez pas que vous vous compliquez la vie. Si j'ai des animaux domestiques ? Non, pourquoi ? Non, le coût du placement d'un animal n'est pas prévu dans le contrat... Je ferai de mon mieux. Bonnes vacances... Non, je ne me moque pas de vous... Oui, vous pouvez commencer les travaux après réception du devis. Confirmation écrite ? Bien sûr. A plus tard...
Et l'expert, zieutant amoureusement ses paires de ski, raccrochera en vous tenant comme le roi des emmerdeurs.
Ensuite, le chauffagiste.
- Bonjour Monsieur Delot. Vous êtes venu prendre les mesures. Quand votre devis m'arrivera-t-il ? Oui, j'ai le feu vert de l'assurance. En fin de semaine. Pas avant ? Je comprends... Et les travaux ? L'année prochaine. Vos fournisseurs sont en vacances. Si j'ai bien compris, milliardidj, l'Enfant tant attendu est né pour la deux mille septième fois et tout s'arrête... le temps de vérifier que ce n'est pas un canular. Vous n'y pouvez rien. Moi non plus. Que je pense aux SDF ? Vous avez raison, cela me réchauffera de savoir que je ne suis pas le seul à me les geler : ça aide ! Bien. A l'année prochaine. Bonnes Fêtes ? Vous plaisantiez. Ben, voyons. Oui, à l'année prochaine. Au revoir.
Le plombier aussi, devant sa chope de bière, chez lui, bien au chaud, me prend pour un messéant pot de colle.
En ce qui concerne les autres... Entendons-nous bien. Le premier qui me souhaite "Joyeuses Fêtes" risque la fuite de sa vie à l'échelon de son appendice nasal  et quelques jours aux soins intensifs en attente du retour de l'hémisphère austral du chirurgien spécialiste. Je demanderai à ma victime de penser à tous ces pauvres gens qui se morfondent depuis des mois si pas des années dans une chambre d'hôpital nue et impersonnelle : ça aide !

09:40 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

04/12/2007

Un site de rencontres.


Vous n'avez jamais remarqué ce paradoxe ? Vous cherchez quelque chose de bien précis et vous trouvez autre chose qui ne manque pas d'intérêt mais dont vous n'avez aucun besoin... dans l'immédiat. Je ne savais pas qu'en amour ou amitié le phénomène était similaire. Vous cherchez une âme soeur. Une copine vous promet de la rencontrer si vous l'accompagnez à telle soirée.
- Tu verras. Elles sont mignonnes et pas farouches. Avec un peu de bagoût...
- Tu crois ?
- Je t'introduirai auprès des plus chouettes. Fais-moi confiance.
- De toute façon, je n'ai pas le choix. Je ne connais personne.
Un château. C'est immense. A l'entrée, première surprise : il faut s'inscrire sur un registre. C'est la tradition. La copine nous inscrit. Mais pourquoi se fait-elle passer pour ma femme ? Je suis flatté mais... Et nous entrons.
Effectivement, une multitude de femmes apparemment dans l'expectative d'une rencontre sympa et quelques hommes perdus dans la masse qui les ignorent complètement. Tous les âges se côtoient. J'ai l'impression que ce sera encore une soirée perdue. Qu'est-ce que je fabrique ici ? En tout cas, ils boivent comme des Polonais. La plupart des couples sont unisexes, ne dansent pas mais titubent des slows. Va falloir en dénicher une moins entamée que les autres si je veux discuter le coup. Ma "femme" s'est perdue dans la foule.
Un grand escalier mène à l'étage au-dessus. Pour accéder à l'étage, il faut se réinscrire. Pour quoi y faire ?
- Ah, tu es là ?
Mon amie et "femme" pour la circonstanve enlace une poupée de vingt ans sa cadette.
- Viens, on monte.
- Où ça ?
- Au dortoir
- Mais je n'ai pas sommeil.
- Imbécile...
Au premier, une salle semblable à celle du rez-de-chaussée. Deux-tiers du local est parsemé de matelas aux housses multicolores et le tiers restant occupé par une salle d'eau avec douches permanentes.
Dans un coin, un bar où se tiennent quelques hommes. Ont avantage à se tenir d'ailleurs. Des corps féminins qui se... partout : Rome sous Néron. Parfois la... d'un homme émerge de l'amas de fesses et de seins pour disparaître aussitôt.
C'est à ce moment que je me suis rendu compte du lieu de perdition dans lequel je me vautrais. Juré, je ne savais pas...
Oui, on me l'a déjà dit : je ne suis pas futt-futt ! Où est-elle, ma p... de "femme ?"

11:56 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |