14/11/2007

Sylvie.


Oui, cette nuit encore, Sylvie était chez moi. J'avais essayé en vain de la faire déguerpir avant son bâillement fatidique : bouffe innommable, bière chaude, bouteille de cognac désespéremment vide... Passons les détails. Indéboulonnable, cette fille !
Ce matin, je me réveille sentant une présence à mes côtés. Six heures du matin. Quel est l'enfoiré qui a branché le réveil à cette heure matinale ? Milliardidju, je l'avais oubliée. Ben oui, évidemment : ma  Sylvie. Se gêne vraiment plus. Je vais lui mettre les points sur les "i". Chez moi, ce n'est ni un hôtel, ni une maison de passe. Je ne lui ai rien demandé, en plus, à cette Sylvie !
- Ah, Jules, tu es là ?
- Comme tu vois. Toi aussi...dans "mon" lit !
- Sois pas grincheux, hier... Tu as de la chance que je t'aime bien. Tu le sais ?
- Oui. Mais hier c'était hier et aujourd'hui.... Tu ne travailles pas ?
- C'est aujourd'hui. Sisi, j'y vais.
Et voilà ma gazelle qui quitte le lieu de tous mes vices et se dirige, toute nue, vers la salle de bains.
- Tu viens prendre une douche ? Je te savonnerai.
- Naon !
Tiens. C'est plus rapide que d'habitude. Dix minutes, montre en main. Elle n'a pas l'air de vouloir s'habiller.
- Jules, tu veux quoi pour ton petit-déj ? Café, thé, lait chaud, cacao ?
- Café. Tu vas déjeuner à poil ?
- Ben oui. Cela te choque ?
Quand je vois ses fesses rebondies, ses seins généreux, son sourire aguicheur... je déprime. Que suis-je pour elle ? Et puis, je suis marié (encore). Qu'espère-t-elle ? Allez comprendre ces chemins impénétrables de l'esprit féminin. Ce n'est pas comme les autres... Jules, tu es méchant ! Ah, elle se décide tout de même à s'habiller, enfile finalement son manteau.
- Bon, Jules, à ce soir.
- Quoi ?
- Discute pas. Je n'ai pas le temps. Cherche pas les problèmes. On n'est pas bien ainsi ? Pourquoi tu te poses éternellement des questions stupides. Laisse-toi vivre. Tu en as l'occasion, je suis là...
Elle ne me laissera pas le temps de placer un mot. Je me serais permis de sortir le quart du tiers de ce que Sylvie me chante, à ma femme à l'époque, sans rire, je ne serais sans doute pas ici à vous causer. Les temps changent...

12:34 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

Elle est maso la sylvie ? Ou tu nous caches uniquement les meilleurs moments ? Ceux où le râleur-culbuteur sourit béatement ...

Écrit par : Cat | 14/11/2007

Je cache... Des yeux féminins chastes et revolver me fixent déjà et attendent patiemment l'heure de m'assassiner.
Bonsoir à toutes et tous.

Écrit par : rhadamanthe (l'auteur) | 14/11/2007

Où elle est Lucienne ? Chez sa soeur ou dans le fond du jardin ?

Écrit par : Nadette | 14/11/2007

Oups ! Bonne question...

Écrit par : rhadamanthe (l'auteur) | 14/11/2007

un petit tour sur ton blog, tu dois sans aucun doute être fatigué après des nuits pareilles !!!!!!! il faut bien que jeunesse se passe.
Je te souhaite une bonne journée ensoleillée et bisous......

Écrit par : Badette | 15/11/2007

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