01/11/2007

Le jour des morts (-un).


Je fête la Tousseins et fait honneur aux gros, petits, en poires, en pommes, fermes, flasques, arrogants, fatigués.... avec leurs petites excroissances appelées tétons qui gonflent, durcissent et se dressent sous l'emprise du désir. Oups, rien que d'y penser... mon slip kangourou risque de s'en dépriser. Calme, là-dedans !
A la Toussaint, les hommes circulent la tête basse, se mirant dans leurs paires de chaussures cirées de frais. Et comme le ventre est sur la trajectoire... ils se prennent pour le nombril du monde. Les femmes, même de noir voilées, gardent la tête haute et leurs corps cambrés laissent apparaître leurs appas offerts, pour la circonstance, à l'attention de tous. Pour ces dames, un cimetière aussi est prétexte à draguer un inconnu. Elles ont raison. Autant s'occuper des vivants...
Mais qu'est-ce que je raconte, moi !? Et le jour des morts encore...! Jules, tu ne respectes rien.
Quand j'étais gamin, mes copains me rapportaient que mort et enterré, Saint-Nicolas bandait encore et que tous les six de décembre... Ben, mon salaud ! J'avais déjà vu celle de mon père, avant et après une dispute avec ma mère, mais celle de mon Saint préféré, jamais. Petit, j'étais, paraît-il, intelligent et curieux. Quand ma soeur tomba enceinte sous X, ma mère racontait cette histoire au tout venant. Et un beau jour de décembre, au Bon Marché, je le vis, ce saint extraordinaire qui avait séduit ma soeur. Et je vérifiai... Pas possible ! Le saint était une sainte. Les seins du saint pointaient sous mes doigts gauches. Les droits, pendant ce temps... Comment ma soeur et X, alias Saint-Nicolas...Mystère ! Nous fûmes interdits de séjour au Bon Marché. Aux magasins de la Bourse, je promis d'être sage...
Mais qu'est-ce que je raconte, moi !? Et le jour des morts encore...! Jules, tu ne respectes rien.
A la campagne, les cimetières sont accessibles, par la porte ou... par le mur. Nous avions choisi un cimetière au hasard, quelques tombes dont le titulaire était décédé avant mille neuf cent soixante. Choquer, oui ; blesser, non. Au-dessus des tombes des dames, nous avions tendu des cordes à linge et pendu des petites culottes, soutiens et autres gadgets affriolants. Devant les tombes des hommes alentour, nous avions superficiellement enterrés des pénis en plâtre peint, de toutes grosseurs et dimensions. Quinze jours de boulot pour une plaisanterie de potaches ! Aux dernières nouvelles, dans le dit patelin, le curé parlait de manifestation de Satan... Une procession de pénitence fut organisée. Milliardidju, il ne perdait pas de temps, l'abbé !
Mais qu'est-ce que j'ai fait, moi !? Et le jour des morts...! Jules, tu ne respecteras jamais rien.

Mais c'est bien loin tout ça...! 

14:05 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

Commentaires

HELLO TU ES PASSE ME DIRE BON JOUR, GROS BISOUS A TOI ET BON WEEK_END.

Écrit par : rita | 01/11/2007

Décalage horaire grave. Si vous avez raison de parler de la fêtes de tousseins
la fête des morts est programmée, elle pour le 2/11. Super le slip kangoo je vous imaginais davantage slip éléphant. Préjugé favorable sans doute pour un collègue suppôt de ça tend.

Écrit par : Pat. | 01/11/2007

Tout à fait d'accord avec Pat, il ne faut pas confondre la Toussaint avec la fête des morts le 2 novembre. Comment le GRAND Rhad a t-il pu confondre???????
D'autre part, bien triste pour la sécurité de tous, dans les cimetières. il y a déjà suffisament de vandalisme sans que tu n'y en rajoute non ? Regrets profonds dans ce post c'est
que ton curé n'était pas le Père François, cela t'aurait peut-être calmé les "esprits".
Pour le manque de civisme dans ce post, je ne te salue pas.

Écrit par : Badette | 01/11/2007

Je préfère comprendre que... - quelques morceaux de plâtre, une corde à linge, des petites culottes (propres) ne participent pas du vandalisme ;
- la provocation et l'incivisme ne font pas partie de la même famille ;
- on ne me salue pas, tant pis. Pendant la guerre, les collabos ne saluaient pas mon père. On est quitte ;
- le manque d'humour conduit souvent aux pires extrémités ;
- nous sommes encore en démocratie : la liberté d'expression et la condamnation de l'hypocrisie et de l'exploitation de gens par d'autres sont un devoir ;
- libre à chacun de me contredire, même fermement mais toujours avec courtoisie ;
- c'est tout.

Écrit par : rhadamanthe (l'auteur) | 01/11/2007

d'un plat et d'un vulgaire tout ça ...

Écrit par : Danielle | 02/11/2007

Il est vrai que cette fois... j'ai quelque peu exagéré.
J'en demande pardon aux vieilles pucelles, chaisières, chameaux de vertu, filles de Marie, saintes-nitouches et autres grenouilles de bénitier.
Et un grand bonjour aux personnes raisonnables et tolérantes.

Écrit par : rhadamanthe (l'auteur) | 02/11/2007

Bonjour a toi itu !

Moi je les trouve follement intérressants les irrévérencieux. Ils sont généralment dotés d'une intelligence véloce, d'un humour acerbe et d'un délicieux sens de l'autodérision.

Écrit par : Cat | 04/11/2007

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