31/10/2007

L'équilibriste.


Hier, j'ai reçu de l'aide des nouveaux proprios. Ils sont pressés de me voir partir. Je les comprends. Nous avons passé la journée à emballer, nettoyer, chipoter, mesurer, beaucoup discuter... Bref, au soir, j'étais vidé.
Nelson a entamé des travaux d'approche avec sa nouvelle maîtresse. Il ne s'en tire pas mal, le salaud ! Il me nargue, me tient pour un pauvre typre, un minable. Lui, il reste dans la grande maison. Pas question de déménager. Son choix est pris.
S'il en a décidé ainsi... Bonne chance, mon vieux complice.
Alors, pour lui montrer son agilité, à sa nouvelle patronne adorée,  il gambade, fait des pirouettes, saute d'un carton à l'autre... Une caresse en guise de remerciements ? Mais bien sûr, Madame. Pour ce faire, il saute sur la poubelle afin d'atteindre la table de cuisine. Ce qu'il n'avait pas observé, cet imbécile :  le couvercle du réservoir avait été retiré et la poubelle plastique pleine en avait été enlevée. Et voilà mon Nelson qui mouline des pattes au-dessus du container et, sous l'effet de la gravité, s'écrase au fond du bidule. Pauvre minou. N'atteindra jamais la table de cuisine ! Cet enfoiré s'imagine qu'il existe une sortie au fond, fait un chahut indescriptible en miaulant de surcroît, bascule enfin le bac et en sort penaud. Il se demande qui lui a mijoté ce coup-là.
Je suis plié en deux et ris de bon coeur.
Sous l'oeil ahuri de ses nouveaux protecteurs :
- C'est dégueulasse. Tu l'as fait exprès.
- Mais noon !
- Jules, vieille canaille, tu me le paieras...
- Mais Monsieur Dupont, votre chat... il parle ?
- Ben oui, Madame. Dommage que ce soit un matou : il ne cause que lorsqu'il il est très content ou fâché et encore... pas à n'importe qui !

08:01 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

30/10/2007

Rencontres.


J'en ai rencontré des femmes, petites, grandes, minces, fortes, jolies, moches, nymphomanes, jalouses, sado-maso, sympathiques, gentilles, acariâtres... De tout un peu. J'en ai aimé quelques-unes et toutes m'ont largué à plus ou moins brève échéance. Sauf une qui n'avait pas eu le temps de réfléchir assez longtemps. Ce qu'on peut faire comme conneries sur un coup de tête !
Aujourd'hui, je me retrouve seul. A l'époque, se taper, comme disent les jeunes, une nana n'était pas de tout repos. A l'affût, vous rentriez systématiquement bredouille. Seule la chasse à courre avait quelque chance de succès et... il fallait courir vite ! Comme une course de spermatos : beaucoup de participants, un seul élu. Les femmes de ma génération ont gardé cette funeste mentalité et je me vois obligé de ratisser plus jeune, avec le risque de prendre un rateau ou deux, ou...
Les habitudes ont complètement changé. Avant on courait derrière une fille. Maintenant, elles vous courent après. Vous étiez chasseur, vous devenez gibier. C'est moins fatigant mais tout aussi aléatoire.
Ne nous plaignons pas : ça mord peu... mais ça mord.
Et la question que vous lui posiez jadis, c'est elle qui vous la dicte à présent, sans ambiguité : vos  intentions ? J'en sais foutre rien, moi !
Vous n'avez pas intérêt à traîner la jambe, elle a un un tas de trains à prendre avec d'autres soupirants. Alors, c'est oui ou non et surtout pas peut-être. Il faut savoir ce que vous voulez ! Pour enfoncer le clou, elle y va au chantage :
- Et soyons clairs : un contrat ou rien.
- Mais...
- Tu assumes tes responsabilités. Si tu m'envisages comme roue de secours... ton réveil sera pénible.. Crois-moi !
- Mais...
- C'est la panique ? Tu as peur de t'engager parce que je suis divorcée, j'ai des enfants, ma mère est encore en vie...
- Mais...
- Ne discute pas. J'ai pris rendez-vous chez le notaire. Sois à l'heure !
Et le piège s'est refermé. Vous aspiriez à une liberté surveillée, on vous assigne à résidence.
Et inutile de demander une remise de peine... Votre future belle-mère vous adore.

08:47 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

29/10/2007

Et maintenant ?


Je sais. Ce qui suit n'est pas hilarant.
Que m'arrive-t-il ? Je regarde un film à la télé, un couple s'embrasse et, malgré moi, des larmes me perlent au coin des yeux. Pas possible, ça !
Avant, j'étais insensible à ce genre de manifestations télévisuelles, ce n'était que du cinéma, les acteurs se pelaient des oignons avant de tourner ce type de scène, du chiqué quoi !
Et maintenant ? j'en fais tout un plat. Il n'y a pas à dire, je vieillis.
Par contre, les scènes de violence me laissent toujours aussi froid. Comment peut-on faire avaler aux gens que les coups assénés à une victime lui permettent de réagir par d'autres actes énergiques, alors que personne ne résisterait à ce modèle de traitement sans séquelles graves et irréversibles. "Même pas mal !" me confierait ma petite-fille en se tenant les fesses après une correction paternelle.
Il paraît que la violence est rentable. Etreindre une fille (qui consent, bien entendu) n'a jamais tué personne, enfin pas tout de suite, mais imiter le flic casse-cou, le violeur impénitent ou le braqueur professionnel est une autre histoire. Et les jeunes phantasment, imaginent, finissent par confondre réalité et chimère et se plantent. Le jeu l'emporte sur la pensée. Plus il est dangereux, plus... Les exemples ne manquent plus.
Avant aussi, on se suicidait par désespoir. Maintenant, nous tuons l'objet de notre déception en appliquant les techniques si bien expliquées dans les fictions.. C'est plus facile ! L'objet est un ami, une amie, un adversaire heureux, un amour déçu... Et nous raffinons... L'acte s'affichera plus vrai... croyons-nous.
La violence est  de plus en plus insoutenable au cinéma, à la télé et même en littérature et autres arts majeurs, derniers bastions de notre humanité. Où allons-nous ?
Et toute cette barbarie dont nous avons mis des millénaires à sortir, et encore, est entièrement consacrée à des intérêts bassement commerciaux. Qu'en ont-ils à faire des accidents de parcours qui coûtent la vie d'innocents trop crédules, face aux milliers de dollars qu'ils empocheront en réveillant nos instincts les plus bas, les plus inavouables. Nous avons laissé faire... Plus, encore plus, toujours plus.
Ce monde est pourri !

00:20 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

28/10/2007

La Toussaint.


Drôle de semaine. Jeudi, on fête les saints, tous, même les oubliés et les faux [Jeanne d'Arc, Louis IX, Leterme (?)...] et le lendemain, nous honorons les morts. Nous allons rencontrer un tas d'individus avec une mine d'enterrement. Je les comprends. Au prix où sont les chrysanthèmes ! Quant aux fleuristes, ils se frottent les mains et écoutent le doux teintement de leur tiroir-caisse. Pourvu qu'il ne gèle pas. Dans les grandes surfaces, on ne trouve plus de petits rateaux et pelles à main, de fongicides et anti-herbes. A quand l'interdiction des cimetières pour cause de pollution grave ? Ils seraient contents, nos trépassés : la paix, enfin !
Mais pourquoi les vivants, morts en puissance, courent-ils en ce lieu de quiétude spécialement ces jours-ci ? Parce que c'est une fête. Une fête ? Tu parles...
Soyons tolérants. Si cela leur fait plaisir...
- Jules, tu te souviens de la mère Albertine ?
- Vaguement.
- Tu sais de quoi elle est morte ?
- De vieillesse, je présume. Elle portait ses quatre-vingts ans. Non ?
- Oui, mais bon pied, bon oeil. Elle est décédée d'une pneumonie foudroyante attrapée au cimetière, à la Toussaint de l'année passée.
- Et alors ?
- Alors... rien.

10:43 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

27/10/2007

Le saviez-vous ?



Vis-à-vis de l'homme,
Dieu a un avantage certain sur la femme :
Il n'est pas rancunier.

12:03 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

26/10/2007

Repassage.


Avis aux amatrices. J'ai deux défauts jugés insupportables par la famille et les voisins. Moi ? Je m'en fous mais eux.... lls pensent ce qu'ils veulent. Quand je suis seul, je ne ferme jamais les portes à clef et je me balade dans la maison et le jardin avec un gros pull de couleur vive me tombant sur les fesses, et rien d'autre. Les jambes à l'air (comme les Romains) et le derrière visible quand je me penche. Ce qui n'intéresse visiblement personne (pourtant...!) mais gêne tout le monde. Ma voisine cependant, si prompte à me les casser, s'est toujours gardée de se plaindre à ce sujet... Laissons-la à ses illusions !
Mais pourquoi je vous raconte mon anatomie, moi ? Ah, oui !
Hier, j'ai attendu en vain le retour de mon linge repassé. Le repassage est une activité que je ne suis jamais parvenu à dominer. J'ai plus de plis après qu'avant ! D'autant plus, qu'à chaque coup de téléphone d'une admiratrice, je cause... je cause et me retrouve avec un slip ou une chemise brûlée. En vérité, depuis que je vis seul, les "copines" se bousculent au portillon : l'offre dépasse la demande. Tous les âges sont représentés : de la jeune vierge (si !) cherchant un homme expérimenté (en quoi ?) à l'arrière-grand-mère édentée rêvant de s'en sucer encore une avant le grand saut. Les "40-45" que je recherche sont évidemment les plus rares. Le contraire m'aurait étonné ! Alors, Alphonse qui n'en rate pas une :
- Ben, mon Jules, depuis que ta femme est chez sa soeur...
Qu'il me suffise de le regarder d'un oeil meurtrier et...
- Non, Jules, tu te goures. Je n'y suis pour rien. Je te le jure sur la tête de...
- La Mouchaboeuf, sans doute ?
- Ne sois pas malveillant ! Elle n'est pas heureuse. Son mari est un militaire.
Mais pourquoi je vous raconte mes fréquentations, moi ? Ah, oui !
Une jeune repasseuse ou couturière (comment l'appeler ?) m'a rapporté mon linge ce matin. J'étais en train de remplir un carton, le pull relevé et l'arrière-train en l'air. Au cri poussé par la pucelle et au vu du panier de linge renversé dans le baquet d'eau savonneuse destiné au rafraîchissement des assiettes de Tournai et autres Limoges, je me retourne et aperçois une brunette assise sur l'unique chaise et tentant de recouvrer ses esprits. Vite, dans la chambre, j'enfile un pantalon, n'importe lequel... de ma femme. Manque de pot : rose et à fleurs.
- Alors, Mademoiselle ? Ça va ?
Elle zieute mon pantalon, pousse un nouveau cri d'effraie et...
- Un verre d'eau, svp.
Oups, une vierge d'origine contrôlée ! Le temps qu'elle récupère, je relave le linge en machine puis le fais sécher. Elle a deux heures et des poussières d'attente devant elle. Paniquée, elle se barricade derrière des cartons.
Téléphoner à la CPAS pour leur expliquer. Voilà, c'est réglé.
Réglé ? Peut-être mais, comme il n'y a pas de fumée sans feu, mon "excellente" réputation... en prend un coup supplémentaire. Il est  grand temps que je déménage...
Mais pourquoi je vous ai raconté tout ça, moi ? Ah oui !

Si, parmi vous, mes sympathiques amies, se trouvait une virtuose naturellement bénévole du fer à repasser, je suis preneur.

Pfft ! Ce qu'il faut débiter comme fadaises pour... assister aux va-et-vient d'un fer à repasser sur un slip.

12:29 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

25/10/2007

L'accident.

 
- Bonjour Jules ? Et ta femme, toujours chez sa soeur ?
- Toujours.
- Mais que t'est-il arrivé ? Tu as un oeil fermé et l' autre... Houlala, pas mieux !
- Ne m'en parle pas, Alphonse. Un malencontreux malentendu. Ouche, mon dos...
- Effectivement, plus que malencontreux. Pour remplir tes cartons, ça va être la galère. Raconte...
- C'est tout bête. Madame X - ne cherche pas, tu ne la connais pas - un peu forte mais très jolie femme entre parenthèses, m'a fait du grain et...
- T'as pas résisté !
- Ben non. D'abord, je n'y croyais pas mais devant son invitation pressante... Tu comprends...
- Je constate surtout que cela ne s'est pas bien passé.
- Ben non. Comme tu dis.
- Jules, tu ne vas pas me faire avaler qu'elle pratique l'"amour vache." Elle est sadique ?.
- Meuh non !
- Alors, tu accouches ?
- Cela se passait bien; On s'est vite retrouvés au lit et...
- OK, Jules. Je n'ai pas besoin des détails. Elle ne devait pas être vraiment comblée pour te flanquer une trempe pareille. Je t'ai prévenu que tu manquais d'entraînement. Je t'ai même proposé une pilule bleue pour ce genre d'occasion, puisée dans  ma propre réserve. Tu sais combien elle coûte ?
- Alphonse, ta g... !
- Dis, Jules, ton récit devient un peu longuet. Finalement ?
- Son mari est rentré. Il avait oublié sa gamelle...

- Whouah ! Et Jules, l'aventurier, s'est pris... une pâtée !!! 

19:07 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |