26/10/2007

Repassage.


Avis aux amatrices. J'ai deux défauts jugés insupportables par la famille et les voisins. Moi ? Je m'en fous mais eux.... lls pensent ce qu'ils veulent. Quand je suis seul, je ne ferme jamais les portes à clef et je me balade dans la maison et le jardin avec un gros pull de couleur vive me tombant sur les fesses, et rien d'autre. Les jambes à l'air (comme les Romains) et le derrière visible quand je me penche. Ce qui n'intéresse visiblement personne (pourtant...!) mais gêne tout le monde. Ma voisine cependant, si prompte à me les casser, s'est toujours gardée de se plaindre à ce sujet... Laissons-la à ses illusions !
Mais pourquoi je vous raconte mon anatomie, moi ? Ah, oui !
Hier, j'ai attendu en vain le retour de mon linge repassé. Le repassage est une activité que je ne suis jamais parvenu à dominer. J'ai plus de plis après qu'avant ! D'autant plus, qu'à chaque coup de téléphone d'une admiratrice, je cause... je cause et me retrouve avec un slip ou une chemise brûlée. En vérité, depuis que je vis seul, les "copines" se bousculent au portillon : l'offre dépasse la demande. Tous les âges sont représentés : de la jeune vierge (si !) cherchant un homme expérimenté (en quoi ?) à l'arrière-grand-mère édentée rêvant de s'en sucer encore une avant le grand saut. Les "40-45" que je recherche sont évidemment les plus rares. Le contraire m'aurait étonné ! Alors, Alphonse qui n'en rate pas une :
- Ben, mon Jules, depuis que ta femme est chez sa soeur...
Qu'il me suffise de le regarder d'un oeil meurtrier et...
- Non, Jules, tu te goures. Je n'y suis pour rien. Je te le jure sur la tête de...
- La Mouchaboeuf, sans doute ?
- Ne sois pas malveillant ! Elle n'est pas heureuse. Son mari est un militaire.
Mais pourquoi je vous raconte mes fréquentations, moi ? Ah, oui !
Une jeune repasseuse ou couturière (comment l'appeler ?) m'a rapporté mon linge ce matin. J'étais en train de remplir un carton, le pull relevé et l'arrière-train en l'air. Au cri poussé par la pucelle et au vu du panier de linge renversé dans le baquet d'eau savonneuse destiné au rafraîchissement des assiettes de Tournai et autres Limoges, je me retourne et aperçois une brunette assise sur l'unique chaise et tentant de recouvrer ses esprits. Vite, dans la chambre, j'enfile un pantalon, n'importe lequel... de ma femme. Manque de pot : rose et à fleurs.
- Alors, Mademoiselle ? Ça va ?
Elle zieute mon pantalon, pousse un nouveau cri d'effraie et...
- Un verre d'eau, svp.
Oups, une vierge d'origine contrôlée ! Le temps qu'elle récupère, je relave le linge en machine puis le fais sécher. Elle a deux heures et des poussières d'attente devant elle. Paniquée, elle se barricade derrière des cartons.
Téléphoner à la CPAS pour leur expliquer. Voilà, c'est réglé.
Réglé ? Peut-être mais, comme il n'y a pas de fumée sans feu, mon "excellente" réputation... en prend un coup supplémentaire. Il est  grand temps que je déménage...
Mais pourquoi je vous ai raconté tout ça, moi ? Ah oui !

Si, parmi vous, mes sympathiques amies, se trouvait une virtuose naturellement bénévole du fer à repasser, je suis preneur.

Pfft ! Ce qu'il faut débiter comme fadaises pour... assister aux va-et-vient d'un fer à repasser sur un slip.

12:29 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Bouffffffff des repasseuses virtuoses pour repasser tes slips ?
pourquoi les repasser pour ce que tu fais avec ???
tu circules les fesses à l'air!!!!!!!!!
Bonne soirée et bisous........

Écrit par : Badette | 26/10/2007

Whouah ! Ca mord...
On râle dans les chaumières. Le but est atteint.
- Mais... c'est du sadisme!
- Heu... oui. Pourquoi pas ?

Écrit par : rhadamanthe | 26/10/2007

Les commentaires sont fermés.