30/09/2007

Il est revenu ! [d'après Jacques Brel]


Wallonie, voici le temps venu
D'aller prier pour ton salut
Leterme est revenu
Daerden, tu peux garder ton vin
Ce soir nous boirons notre chagrin
Leterme est revenu
Toi la PS, toi Maria Arena
Vaudrait peut-être mieux changer nos draps
Leterme est revenu
Milquet ne me laisse pas
Ce soir je repars au combat
Maudit Leterme, puisque te voilà

Elio, Elio, ne t'emballe pas
Fais comme si tu ne savais pas
Que leterme est revenu
Maingain, arrête de répéter
Qu'il est plus con qu'avant l'été
Leterme qui est revenu
Didier, arrête de bringuebaler
Souviens-toi qu'il t'a déchiré
Leterme qui est revenu
Mes amis ne me laissez pas
Non, dites-moi qu'il ne faut pas
Maudit Leterme puisque te voilà

Picqué, arrête tes prières
Bruxelles retourne en enfer
Leterme m'est revenu
Daerden, apporte-nous du vin
Celui des noces et des festins
Leterme m'est revenu
Toi le faux-cul, toi Didier Reynders
Va tendre mon lit de draps pers
Leterme m'est revenu
Amis ne comptez plus sur moi
Je crache au ciel encore une fois
Leterme, mon connard, puisque te revoilà
Te revoilà 

18:27 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

29/09/2007

Education sexuelle : la partouze.


Mes chéris... Aïe... Doucement...!

double2
 
Ouche ! On n'y arrivera jamais...! 

18:23 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Les belgo-saisons.


L'été au passé.
L'automne et sa ribambelle d'ennuis de santé : rhumes, rhumatismes, angines, bronchites, grippes... Le drapeau que je portais haut se met en vrille puis en berne. Le début d'une fin.
L'hiver ? Grelotter pendant six mois. Se les geler. Regarder les jolies femmes avec dédain : se mettre à poil, par un temps pareil ? Rien que d'y penser, j'en connais un qui se fait tout petit. Risquer de se casser un nonos sur une quelconque plaque de verglas ou à chaque coin de rue. Râler sur la voiture dont la portière refuse de s'ouvrir, le moteur rechigne à se mettre en marche, la batterie est plate... S'exciter sur la chaudière qui ne suit pas, un radiateur qui fuit, une vanne thermostatique bloquée... Mais comment font-ils en Russie, au Canada, en Finlande... au Groënland ?
Espérer le printemps qui se fera attendre, l'été tellement pourri qu'on ne le verra pas passer, comme les précédents d'ailleurs...
Et ce sera à nouveau la chute des feuilles et ne comptons pas chez nous sur un été indien. Deux ou trois tempêtes, deux ou trois tuiles envolées, et l'hiver se montrera à nouveau, sans transition.
Il paraît que notre planète se réchauffe. Elle ne pourrait pas accélérer le mouvement ? Oui, je sais. De temps en temps, je sors une connerie.
Mais cela fait soixante ans que je me fais doucher tous les jours ou à peu près, nage dans un brouillard qui ne se lève jamais, suinte l'humidité permanente... bref que je vois la vie en gris les trois-quart de l'année. A ce jour, j'ai mon compte d'eau. La brume au nord et la pluie au sud : éternelle réalité !
La Belgique est un pays paradoxal où les extrêmes prolifèrent, où ses habitants cherchent leur ombre et n'observent qu'une différence ténue entre le blanc et le noir, avec un lion myope et un coq enrhumé. Et tout ça les énerve... les énerve !
Mais c'est mon pays et je l'aime bien... Dommage qu'il ne se situe pas du côté de Marseille !

08:05 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

27/09/2007

Les nounous.


- Monsieur le commissaire, au secours !
- Qu'est ce qu'il vous arrive encore, Monsieur Dupont ? Vous devenez fatigant pour ne pas dire pénible, emmerdant, chiant, casse...
- Depuis que j'utilise des préservatifs en forme de tétines, je suis poursuivi par une bande de nounous hystériques avec d'énormes poitrines qui me montrent un doigt vengeur.
- Et alors ?
- Si elles m'attrapent, je risque de mourir étouffé entre... De quoi avoir le sifflet coupé !
- Soyez poli ! Si cela m'arrivait...
- Vous ne feriez pas le poids non plus. Des "Prega-Diou" ou mantes religieuses. Je vous en donne ma tête à couper !
- Mouais. En effet, il ne vous resterait plus grand chose. Mais je ne suis pas obligé de vous croire. Refilez-moi deux ou trois sucettes. Mon devoir est de vérifier si....
- Ouui !... Noon !
- Dis Jules, tu vas me réveiller toutes les nuits ainsi ?

 

18:47 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Cocteau...



Je suis un mensonge qui dit la vérité
                  D'après Jean Cocteau.

12:33 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le joli présent [2].


- Papy... Papy, tu m'entends ?
Delphine ! Qu'est-ce qu'elle fout derrière la fenêtre, cette andouillette ? J'ouvre le battant.
- Qu'est-ce que tu fais là ? Tu ameutes tout le quartier.
- Tu as fermé la porte à clef. J'entre par la fenêtre ?
- Tu dois faire pipi ?
- Ben non.
- Alors, par la porte, milliardidju. Je vais t'ouvrir... Quoi de neuf, Delphine, tout baigne, t'as un problème ?
- Pour moi, ça va. Mais papa est au lit. Il a une jaunisse... suite à une trouille bleue, a affirmé le docteur. Ne viens pas me conter que tu n'es pas au courant. Je te rappelle tout de même que c'est mon papa ! Il a ouvert le paquet que tu lui avais envoyé. Il était content... content... Il a monté le coucou arabe qui s'y trouvait. Il a vérifié s'il sonnait bien les heures et... cela a gueulé et pété le feu dans toute la maison. Papa s'est écroulé, foudroyé. Quand on l'a relevé, il était tout jaune...
- Une jaunisse suite à... Whaouh, j'ignorais. Rassure-toi, il n'en mourra pas. Dans huit jours, il sera en pleine forme. Tu verras. Où et comment a-t-il pu attraper cette saleté ?
- Papy, tu mens mal ! Tu m'avais pourtant appris...
- Delphine, ne commence pas ! Les grandes personnes ont d'autres préoccupations, l'esprit de Némésis par exemple. C'est dommage mais ainsi. Toi, tu es encore une petite fille...
- Tu sais ce qu'elle te dit la petite fille ? Assassin ! Whoin, whoin, sniff...whoin...
Evidemment, quand la petite peste pleure, le dragon rapplique. Oups, si Delphine cause... je suis cuit ! Je lui fais signe et elle semble ne pas comprendre. Si... je te la massacre !
- Heu... Lucienne ? T'as un problème ? Non, ici tout va bien... Delphine, mouche-toi... dans les deux sens du terme !

00:07 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/09/2007

Le coucou arabe [1].


- Jules ? Un colis. Tu dois signer.
- De qui ?
- Sais pas !
- Bonjour  Madame la factrice. Vous allez bien ?
- Signez ici.
- Oui. Je constate que vous êtes en pleine forme. N'avez-vous pas quelque peu grossi ? C'était une impression. Depuis votre plainte, ma tenue vous convient-elle ? J'ai un nouveau tatouage. Voulez le voir ? Non, pas aujourd'hui ! Une autre fois, peut-être ? Mais je suis décent... Oups. Merci pour le colis. Au revoir.
Toujours aussi mal baisée, notre préposée aux postes. C'est lourd, ce truc ! Pas d'expéditeur. Ah si. Il y a quelque chose d'écrit en arabe. Je n'entends pas de tic-tac... Ce n'est pas une bombe. J'en connais pléthore, des Arabes, Marocains, Algériens... J'en ai même descendu quelques-uns à mes examens de math. Foutaient rien et chez moi, rien coûte cher ! Par contre, d'autres... Bon. "Aléa jacta est". Ouvrons... Un coucou maghrébin !  Je ne savais pas qu'il y avait des coucous en Afrique du Nord. Une casbah avec une porte d'enceinte. Qu'est-ce qu'ils insinuent ? Un courrier suivra, je suppose. On verra bien. En attendant, montons ce bidule : suffit d'accrocher les poids et placer une pile dans l'encoche réservée. Avec des dessins, ce n'est pas compliqué. Où vais-je provisoirement le pendre ? Je décroche le cadre contenant la bobine souriante de feue ma belle-mère et y accroche le "coucou" après l'avoir mis à l'heure. Onze heures vingt... Voilà. Mouais. Il ne fait pas très couleur locale ! Plus tard, je le mettrai dans les toilettes : c'est toujours à des endroits pareils qu'on se demande l'heure qu'il est.
- Lucienne ? Je passe chez Alphonse. Je serai revenu pour midi, sans faute.
- Comment ?
Je lui expliquerai au retour... Je raconte ma petite histoire à Alphonse. Il est plié en deux... Déjà midi ? J'ai promis... Où ai-je planqué la clef ? Milliardidju, des dizaines de coups de feu, suivi par des "Allah Akbar". Lucienne...!
- Ma Lucienne ?
Elle est étalée par terre. Elle ne bouge plus. Mon Dieu... Elle ouvre un oeil...
- Lucienne, que t'est-il arrivé ?
Elle me montre le coucou. Je tourne les aiguilles. A une heure, un mujahidin sort par la porte de la citadelle, tire un coup de fusil et hurle Allah...
- Mais je vous jure, Monsieur le commissaire...
- Dites, Monsieur Dupont, z'avez déjà vu un coucou de la Forêt noire, même arabe, qui tire des coups de feu et chante un verset du Coran. Z'avez bu ou quoi ?

18:51 Écrit par Rhadamanthe dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |